23.04.2008

L'Île de Nim (Nim's Island)

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Démarrer la partie cinéma de mon blog avec un film destiné à la jeunesse n'est pas, a priori, le meilleur moyen de manifester le sérieux que j'aimerais donner à cette rubrique. Mais ma conception de ce que doit apporter le cinéma n'exclut pas les films de pur plaisir, quelles que soient leurs cibles. J'assume donc mon récent coup de coeur pour L'Île de Nim (Nim's Island), film de Jennifer Flackett et Mark Levin, avec Abigail Breslin, Jodie Foster et Gerard Butler (le Leonidas de 300).

786038300.jpgPour être honnête, je n'avais qu'un objectif en choisissant ce film : voir Jodie Foster faire le clown, comme le laissait entendre la bande-annonce. Jodie Foster est l'une des actrices les plus talentueuses au monde (et les plus jolies aussi, ce qui ne gâche rien), plutôt habituée à des rôles sérieux. L'occasion de la voir jouer dans une pure comédie était trop belle pour ne pas être saisie.

Le film en lui-même n'a rien de bien exceptionnel : il s'agit d'une comédie pour enfants, dont l'héroïne (Abigail Breslin), une gamine vivant avec son père sur une île déserte après la mort de sa mère, doit protéger son foyer contre d'envahissants touristes. Son père parti en mer, elle se retrouve toute seule et fait appel à Alex Rover (Gerard Butler), héros de romans d'aventure avec qui elle entre en contact par email. Mais l'Alex Rover à l'autre bout du monde n'est pas le héros escompté, mais une écrivaine agoraphobe et maniaque (Jodie Foster) qui va réussir à s'extraire de son quotidien pour tenter de sauver la jeune fille.

Entre gags potaches et intrigue à la Maman, j'ai raté l'avion, L'Île de Nim est loin d'être un grand film. Pourtant, on s'attache à cette gamine entourée de ses amis animaux (un éléphant de mer, un pélican et un lézard), qui déploie une énergie et un optimisme entraînants, ce qui n'est pas désagréable vu l'époque où l'on vit.

1769571532.jpgQuant à Jodie Foster, c'est une véritable révélation. Son talent comique est réel. La voir danser sur un rythme tribal ou se prendre un arbre en pleine figure est un plaisir qui n'a rien de sadique et tout d'admiratif. Cette femme peut tout jouer à la perfection et n'a pas peur de bousculer son image.

L'Île de Nim est donc une agréable surprise, pour autant que l'on ne s'attende pas au film du siècle. On lui reprochera juste une fin un peut trop rapide (et, soyons honnêtes, très convenue - mais rien d'étonnant pour ce genre de film) et une exploitation limitée du duo Breslin/Foster, qui se rencontrent trop tard à mon goût.

Si vous avez des enfants, c'est une excellente alternative à l'inondation de films de fantasy qui noie le marché du cinéma jeunesse. Si vous n'en avez pas mais que vous avez gardé une âme d'enfant, vous pourriez sans doute y prendre beaucoup de plaisir.