18.05.2009

Les films d'avril 2009

Et voilà, retard comblé ! Y a plus qu'à tenir la distance sur le reste de l'année...

 

02 avril : Duplicity, de Tony Gilroy Stars_2.gif

duplicity.jpgUn ex-agent du MI-5 (Clive Owen) et une ex-agent de la CIA (Julia Roberts) s'associent pour monter un coup : chacun devient agent de sécurité privé pour deux grandes entreprises de cosmétique concurrentes, l'idée étant de voler des secrets industriels pour les revendre ailleurs. Mais quand l'amour s'emmêle, on ne sait plus qui manipule qui...

Le film tient clairement sur le jeu amour/méfiace entre les deux personnages principaux. Le film est rythmé, entre présent et flashbacks, assez drôle et le scénario tient la route, même si la fin est prévisible assez rapidement.

 

05 avril : Safari, de Olivier Baroux Stars_2.gif

safari.jpgLe nouveau film d'Olivier Baroux (le O de Kad et O), avec Kad Merad, tient ses promesses : humour débile, situations rocambolesques, bref, l'habituelle recette Kad et O. On y suit les tribulations d'un guide de safari qui, pour sauver un ami, emmène des touristes dans la brousse. Sauf qu'il n'y a plus mis les pieds depuis des lustres et qu'il en a peur.

Il faut aimer ce genre d'humour - celui de Qui a tué Pamela Rose - et si c'est le cas, on ne sera pas déçu. Car sinon, le film n'a pas grand chose d'intéressant. Le scénario est convenu. Restent quand même de belles images de la savane.

 

11 avril : Prédictions (Knowing), de Alex Proyas Stars_2.gif

predictions.jpgAprès I Robot, je ne mettais plus beaucoup d'espoir en Alex Proyas. L'auteur de Dark City semblait en effet avoir sombré dans le côté obscur d'Hollywood. Prédictions ne s'annonçait pas mieux, avec un Nicolas Cage qui a l'habitude de faire de beaux nanars malgré son talent. Cette histoire d'un homme qui découvre une série de chiffres écrite cinquante ans avant par une gamine, et annonçant des catastrophes qui se sont depuis produites, avait tout du blockbuster sans cervelle.

Pourtant, Prédictions surprend. Proyas renoue - certes légèrement - avec son style d'antan : une ambiance visuelle assez sombre et inquiétante, des personnages mystérieux qui ressemblent aux ET de Dark City... Certes, le rôle du père célibataire qui-va-tout-faire-pour-sauver-son-fils joué par Nicolas Cage est affligeant de banalité, et l'histoire des prédictions n'a finalement pas grand chose à voir avec le dénouement. Mais il y a quelques bonnes surprises, notamment cette scène de crash d'avion filmée de façon extrêmement réaliste, qui nous fait comprendre que Proyas n'a pas l'intention de nous embobiner.

Résultat mitigé au final, mais Prédictions reste un bon film de divertissement.

 

12 avril : Wendy et Lucy (Wendy and Lucy), de Kelly Reichardt Stars_2.gif

wendy.jpgWendy est une jeune femme paumée qui part en Alaska pour trouver du boulot. Elle est accompagnée de sa chienne Lucy. Lorsque leur voiture tombe en panne dans une petite ville, Wendy laisse Lucy quelques instants au pied d'un supermarché. Elle se fait arrêter pour vol et, à son retour, Lucy a disparu.

Chronique d'une errance banale, Wendy et Lucy est un film assez touchant. Wendy, jouée par Michelle Williams, est un personnage attachant, femme vagabonde qui perd son unique compagne. C'est bien filmé, mais le tout manque de substance pour vraiment passionner.

 

13 avril : Monstres contre Aliens (Monsters vs. Aliens), de Rob Letterman et Conrad Vernon Stars_2.gif

monstres_aliens.jpgQu'attendre d'un film d'animation mettant en scène des monstres prisonniers de l'armée contre des aliens venus envahir la Terre ? Pas grand chose. D'ailleurs, le scénario n'a rien de vraiment intéressant. Heureusement, on rigole bien, pas spécialement des personnages-loufoques-et-différents-qui-vont-sauver-le-monde, mais plutôt de situations très comique comme cette scène où le président des USA rejoue la musique de Rencontre du troisième type devant le vaisseau alien. Il y a dans tout ça une autodérision pas désagréable du tout.

 

15 avril : Ponyo sur la falaise (Gake no ue no Ponyo), de Hayao Miyazaki Stars_3.gif

ponyo.jpgLe dernier Miyazaki nous raconte l'histoire de Sosuke, petit garçon vivant au bord d'une falaise et dont le père et marin, et de Ponyo, enfant-poisson qui s'échappe de son aquarium sous-marin pour découvrir le monde. Les deux enfants ne veulent plus se quitter, mais le père de Ponyo fait tout pour la récupérer.

Comme tout Miyazaki, celui-ci est visuellement superbe. La scène d'ouverture sou-marine est un pur bonheur. Pour le reste, Ponyo sur la falaise s'adresse vraiment aux tout petits. Il rappelle plus Mon voisin Totoro que Princesse Mononoke. Pas (ou peu) de danger, c'est juste une histoire mignonne, avec bien spur un petit discours écologique, et les habituels thèmes de Miyazaki. Pour ceux qui aiment, un vrai bonheur.

 

16 et 26 avril : Dans la brume électrique (In the Electric Myst), de Bertrand Tavernier Stars_3.gif

brume_affiche.jpgJ'en ai dit ce que je pensais ici, je ne m'étendrai donc pas plus.

 

23 avril : OSS 117 : Rio ne répond plus, de Serge Hazanavicius Stars_3.gif

oss117.jpgAprès OSS 117 : le Caire, nid d'espions, voici le retour du meilleur agent secret français, toujours aussi ignorant, raciste, machiste et arrogant. Il doit cette fois récupérer un microfilm détenu par un ancien nazi, et contenant une liste de collaborateurs français que le gouvernement de De Gaulles souhaiterait garder secrète.

Attention, si vous n'aimez pas l'humour lourd et répétitif sur les juifs, les nazis, les femmes, etc., passez votre chemin. OSS 117 est à prendre au 36ème degré. Rien de sérieux dans tout cela, sauf peut-être une critique d'une certaine vision de la France (avec un F super majuscule), prompte à défendre les défavorisés mais qui oublie parfois de balayer devant sa porte. Dujardin est excellent, parfaitement adapté au rôle, et il y a des scènes d'anthologie à hurler de rire.

12.12.2008

Les films d'octobre 2008

Je suis en retard, en retard, en retard !...

 

12 octobre : Blindness, de Fernando Meirelles Stars_3.gif

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Le réalisateur de La Cité de Dieu (2003) et de The Constant Gardener (2005, excellent film avec Ralph Fiennes) revient avec un film fantastique où un virus (ou quoique ce soit d'autre, on n'en saura pas plus) provoque une épidémie globale de cécité. Seule une femme semble immunisée. Elle se retrouve en qurantaine avec son mari et un certain nombre d'autres malades, sans savoir ce qui se passe à l'extérieur. Abandonnés à eux-mêmes, ils organisent une micro-société dans les dortoirs, dont certains veulent profiter.

Louons tout d'abord la réalisation et la photo du films, très maîtrisées et adaptées à cette histoire claustrophobique et désaturée. Meirelles joue sur la luminosité plus que sur la couleur pour accentuer l'expérience que vivent les protagonistes.

Côté scénario, ça commence très bien. Même si la quarantaine des malades semble artificielle (on ne comprend pas trop pourquoi ils sont abandonnés dans des conditions aussi déplorables), elle génère des comportements nouveaux, une adaptation sociale très intéressante. Dommage que Meirelles aille aussi loin dans l'abus de pouvoir de certains personnages. Il a sans doute voulu pointer le caractère indéniablement mauvais de l'espèce humaine, mais c'est un peu too much. Heureusement, la fin redevient réaliste et très bien vue, à la limite de la métaphore utopique.

 

13 octobre : Appaloosa, de Ed Harris Stars_2.gif

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Virgil Cole (Ed Harris) et Everett Hitch (Viggo Mortensen) sont engagés par les notables d'Appaloosa pour y faire régner la loi, et notamment lutter contre Randall Bragg (Jeremy Irons), qui a assassiné l'ancien shériff. Au milieu de tout ça, arrive en ville Allie (Renee Zellweger), qui attire l'attention de Cole.

Ed Harris retrouve Viggo Mortensen après A history of violence pour un western de facture classique mais plutôt bien mené. Rien d'exceptionnel dans le scénario ni dans la réalisation, mais des personnages (Cole et Hitch) taciturnes et charismatiques, très bien incarnés, qui changent des clichés du genre.

 

17 octobre : Tonnerre sous les tropiques (Tropic Thunder), de Ben Stiller Stars_3.gif

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Accrochez-vous bien, gros gros délire garanti ! Déjà, on démarre avec de fausses bandes annonces parodiques mettant en scène les acteurs qui seront les personnages du nouveau film de Ben Stiller. Ensuite, on plonge dans l'histoire : celle d'un film sur une bataille pendant la guerre du Vietnam, avec les acteurs les plus en vue du moment : un crack des films d'action, un chanteur de rap qui fait dans la pub, un acteur de films gras et LA star à Oscars du moment. Mais le tournage ne va pas se passer comme prévu et, pour stimuler ses comédiens, le réalisateur va les mettre (involontairement) dans les pattes de véritables trafiquants de drogue.

On se marre d'un bout à l'autre devant les pitreries de Stiller et de sa bande. Certes, c'est de l'humour pas toujours très fin, mais ça fait du bien de lâcher les élastiques de temps en temps. D'autant plus que le scénario n'a rien d'insignifiant et est plutôt cohérent. Une vraie bonne pilade.

 

19 octobre : Le crime est notre affaire, de Pascal Thomas Stars_1.gif

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Retour des héros bien sympathiques de Mon petit doigt m'a dit, avec cette nouvelle adaptation d'Agatha Christie. Malheureusement, cette fois-ci le coeur n'y est plus : si les personnages sont toujours aussi attachant, le scénario (la tante de Prudence est persuadée d'avoir vu un criime dans un train) n'est pas à la hauteur et les situations perdent en intensité et en crédibilité.

 

26 octobre : Tokyo!, de Michel Gondry, Leos Carax et Joon-ho Bong Stars_3.gif

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Trois moyens métrages autour de la ville de Tokyo. Le premier, Interior Design de Michel Gondry, voit deux jeunes japonais chercher à s'installer à Tokyo. Squattant chez une amie, ils tentent de trouver un travail, mais pour des artistes ce n'est pas forcément évident. Le second, Merde de Leos Carax, montre une espèce de clochard monstrueux terroriser Tokyo. Un avocat français servira d'interprète pour cette homme lorsqu'il sera traduit en justice. Le troisième, Shaking Tokyo de Joon-ho Bong, parle des hikikomori, ces jamonais qui vivent reclus chez eux sans jamais en sortir. L'un d'eux se trouve tenté de sortir après avoir rencontré une jolie livreuse de pizzas.

Le film de Gondry mérite ses quatre étoiles. Plus sobre au niveau réalisation que les autres films de Gondry, il porte une dimension sociale très intéressante, sur la difficulté de trouver un travail et, plus généralement, une place dans la société. Vraiment très beau.

Celui de Carax mérite bien son nom... Complètement nul, inintéressant, chiant, trop long, stupide... et surtout complètement hors de propos (cela aurait pu se passer n'importe où ailleurs), sauf si l'on part du principe que Leos Carax en veut personnellement aux japonais, ce qui semble être le cas (mais bon, laissons-lui le bénéfice du doute). Bref, si vous voulez aller pisser pendant la séance, profitez de cette Merde.

Heureusement, Shaking Tokyo rattrape le coup, d'une manière tout simplement magnifique. Très doux, subtil, attaché aux détails visuels et sonores (et même tactiles), Joon-ho Bong réalise un petit chef d'oeuvre, à l'image ultra soignée (avec de magnifiques jeux de profondeur de champ), à l'histoire romantique mais pas mièvre, avec des éléments d'anticipation discrets mais frappants. Sans doute le film le plus merveilleux depuis très, très longtemps, malgré sa courte durée. Quatre étoiles aussi, même dix si c'était possible. En tout cas de quoi donner à Tokyo! tout son intérêt (avec le Gondry), calmant de justesse la colère qui nous prend devant l'excrément de Carax.

20.10.2008

Les films de septembre 2008

Nouvelle baisse de régime ce mois-ci, mais il y avait des choses nettement plus intéressantes à faire et préparer : des mariages, des baptêmes... On se rattrapera le mois prochain !

 

18 septembre : Le Premier jour du reste de ta vie, de Rémi Bezançon Stars_3.gif

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Malgré une bande annonce convenue, le film se révèle très sympathique, très bien articulé et assez touchant. On y suit l'évolution d'une famille banale sur plusieurs années, avec les problèmes que toutes les familles connaissent et les concessions que chacun doit faire pour continuer à vivre en bonne harmonie. Le scénario n'a rien d'exceptionnel mais reste étonnamment pudique pour un sujet qui aurait pu donner lieu à des couches de pathos dégoulinant. Du coup on est vraiment happé par cette histoire simple, qui nous rappelle forcément des moments de notre vie. Les acteurs sont tous très bons, ainsi que la BO.

Le film rappelle pas mal C.R.A.Z.Y., film québecquois de Jean-Marc Vallée traçant également une saga familiale centré sur l'un des fils. Belle confirmation pour Rémi Bezançon, qui nous avait déjà interpellé avec Ma vie en l'air, avec Vincent Elbaz, qui sort du lot des films de trentenaires.

 

20 septembre : Rien que pour vos cheveux (You Don't Mess with the Zohan), de Dennis Dugan Stars_2.gif

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Zohan est un agent secret israëlien, héros de son pays luttant contre les terroristes. Mais il en a marre de cette vie de combats. Alors il largue tout pour partir aux USA et devenir... coiffeur !

Archétype du film complètement con, mais drôle et délirant. Avec bien sûr un message classique de tolérance et d'amour, mais plutôt bien amené.

 

22 septembre : Max la menace (Get Smart), de Peter Segal Stars_2.gif

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Autre film con immanquable pour qui veut débrancher ses neurones. Max travaille comme analyste pour les services secrets, mais il ne rêve que d'une chose : partir sur le terrain. Ce qu'il sera amené à faire pour enrayer une tentative terroriste. Mais Max, s'il a du talent, n'en est pas moins terriblement maladroit...

Rien d'autre à dire à part qu'on rigole bien, il y a d'excellents gags et l'ensemble fonctionne plutôt bien.

 

29 septembre : Parlez-moi de la pluie, de Agnès Jaoui Stars_3.gif

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Nouveau film du duo Jaoui-Bacri (même si seule Jaoui est à la réalisation), avec un acteur que l'on ne pensait pas voir dans ce genre de films : Jamel Debbouze, à l'aise et talentueux dans cet univers. On y suit deux documentaristes, Michel (Bacri) et Karim (Debbouze) tournant un reportage sur une femme politique, Agathe (Jaoui). Sachant que Karim est le fils de la bonne de la famille d'Agathe...

Encore une fois, sur un scénario impeccable, le duo crée un film humain, servi par des acteurs parfairs. Pas vraiment nouveau, mais c'est toujours un plaisir de les retrouver. Surtout que pour une fois, Bacri ne fait pas trop son Bacri !

13.10.2008

Les films d'août 2008

Bon, ok, ça sent un peu le moisi cette rubrique, j'ai un peu laissé pourrir le mois d'août... Je le déterre aujourd'hui parce que bon, quand même, hein, mais je vais faire ça rapidement parce que bon, quand même, hein.

 

1 août : X Files - Régénération (The X-Files : I Want to Believe), de Chris Carter Stars_2.gif

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Voici le retour de Mulder et Scully, le duo le plus célèbre du FBI. Scully a laissé tombé les enquêtes aux frontières du réel pour se consacrer à la médecine. Mulder, lui, reste prostré chez lui, recherché par les autorités. Mais suite à la disparition d'un agent fédéral dans d'étranges conditions, Mulder et Scully sont de nouveau sollicités. Ils sont guidés dans leur enquête par un homme qui prétend être medium.

Après tant d'années, revenir à une série dont les derniers épisodes perdaient un peu de vue l'histoire d'origine était risqué. Surtout après le premier film, qui avait donné pas mal de réponses aux interrogations existentielles de Mulder sur une vie extraterrestre. Ce deuxième opus cinématographique revient aux fondamentaux : une simple enquête où le surnaturel pointe le bout de son nez, sans replonger dans la paranoïa de Mulder. Cela va sans doute décevoir du monde mais moi, j'ai plutôt aimé se retour à quelque chose de simple et efficace. D'autant plus que la relation entre Mulder et Scully est enfin traitée dans le détail, donnant tout son intérêt pour les fans de la série.

Bref, un film pas exceptionnel mais réussi.

 

2 août : L'Incroyable Hulk (The Incredible Hulk), de Louis Leterrier Stars_2.gif

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Voir Edward Norton s'afficher dans l'habit du géant vert n'était pas pour me réjouir : mais qu'est-ce que l'acteur le plus doué de sa génération allait donc faire dans cette galère dont le premier film jetait la honte sur le cinéma de super héros ? Enfin, vu le casting (Norton, Liv Tyler, Tim Roth), l'effort de se déplacer dans une salle de ciné valait peut-êter le coup...

Eh bien oui. Si ce Hulk reste, du point de vue des effets spéciaux et des scènes d'action, d'un intérêt plus que douteux, l'incarnation du personnage par Norton est très réussie. Sa relation avec le personnage joué par Liv Tyler également, ce couple faisant tout l'intérêt du film. Le scénario, classique, est quand même mieux mené que celui du premier film et se termine par une ouverture plutôt jubilatoire pour qui a suivi les films de super héros de ces derniers mois. Prometteur pour la suite, donc.

 

3 août : Surveillance, de Jennifer Chambers Lynch Stars_1.gif

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Il ne suffit pas d'être la fille de David Lynch pour faire un bon film. La preuve. Surveillance n'est qu'une banale histoire de psychopathe que le cinéma américain affectionne tant, complètement prévisible et parfaitement ennuyeuse. La seule chose qui sauve le film du zéro pointé est sa photo, très réussie.

 

4 août : Wall.E, de Andrew Stanton Stars_3.gif

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Un petit robot nettoyeur semble être la dernière chose en activité sur la planète Terre. Les hommes ont fui leur berceau à cause de la pollution et des tours de déchets qui s'amoncellaient. Wall-E est donc seul, jusqu'à ce qu'une jolie robot venue de l'espace rompt la monotonie de son existence...

Lorsque les studios auront le courage ou la volonté de faire sortir le film d'animation de son carcan de cinéma familial, on pourra leur attribuer quatre étoiles. En attendant, on se contentera de trois pour ce film magnifique et très inventif, techniquement irréprochable, qui aborde le sujet de l'écologie avec réussite. On regrettera juste son côté inévitablement cucul, qui n'est pas forcément déplaisant mais qui, à force de ne voir que ça dans le cinéma d'animation, finit par agacer un peu.

 

7 août : La Momie : La Tombe de l'Empereur Dragon (The Mummy : Tomb of the Dragon Emperor), de Rob Cohen Stars_1.gif

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Pas grand chose à dire sur ce film pop-corn que l'on va voir pour se reposer les neurones. La formule est identique aux deux premiers, on saupoudre d'un peu de bons sentiments et de beaucoup d'action, et le tour est joué. Seul truc vraiment agaçant : le jeu de Mari Bello, insupportable. Elle ferait mieux de se contenter des bons films, où elle est d'habitude superbe. Quant à Brendan Fraser, comme on ne peut pas vraiment parler de "jeu", la question ne se pose pas...

 

15 août : The Dark Knight, Le Chevalier Noir (The Dark Knight), de Christopher Nolan Stars_3.gif

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Le tour que prend la série depuis Batman Begins est particulièrement intéressant : moins de fantaisie, plus de réalisme, d'obscurité, et un héros à la limite du côté obscur... Un tour que confirme ce Dark Knight, très réussi, nous plongeant dans une ambiance prenante avec des personnages exceptionnels. Le Joker en tête, véritable incarnation de la folie, auquel le regretté Heath Ledger a donné corps comme personne auparavant n'avait incarné un méchant. Juste phénoménal.

C'est donc à une lutte sans merci entre le Bien et Mal que nous assistons, sachant que ni l'un ni l'autre ne sont clairement définis. On notera aussi l'excellente performance de Aaron Eckhart en Harvey Dent, ambigu à souhait.

Bref, un must pour les fans du genre.

 

16 août : Les Dents de la nuit, de Vincent Lobelle et Stephen Cafiero Stars_1.gif

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Un film con à la française sur fond de vampires. Inintéressant, mais assez drôle pour déconnecter le cerveau.

 

17 août : Gomorra, de Matteo Garrone Stars_3.gif

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En Italie, dans une banlieu où la misère sévit, la Camorra, organisation criminelle, fait la loi. Une loi sans pitié qui n'hésite pas à sacrifier ses anciens serviteurs. Une loi qui se fiche des hommes et des femmes, qui ne regarde que le profit. Une loi qui embarque tout le monde dans son engrenage, même les plus jeunes. On suit ainsi plusieurs histpoires parallèles qui se croisent, entre ceux qui tentent de s'en sortir et ceux qui ne rêvent que de puissance.

Attention film choc. Par son sujet, extrêmement dur, impitoyable. Par sa réalisation, caméra portée, qui ne laisse aucun moment de repos au spectateur, le laissant au bord de la nausée. Pas franchement agréable, mais admirablement percutant. On ressort de là hébété, assomé par tant de violence et tant de haine, même si quelques notes d'espoir laissent espérer que tout n'est pas perdu.

 

25 août : La Fille de Monaco, de Anne Fontaine Stars_2.gif

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A Monaco, un avocat, Bertrand, (Fabrice Luchini) plaide pour défendre une femme ayant assassiné son amant. Affublé d'un garde du corps, Christophe, (Roshdy Zem), il rencontre Audrey (Louise Bourgoin), une fille du coin complètement délurée, qui va l'entraîner dans une spirale passionnelle mettant en péril son affaire.

A priori anodin, ce film montre l'emprise de la passion sur un homme qui n'y est pas préparé. La manipulation d'Audrey sur Bertrand est très bien rendue, subtile et progressive. La façon dont l'avocat s'abandonne petit à petit est plutôt effrayante. Mais c'est la prestation de Roshdy Zem que l'on retiendra surtout, acteur incroyable au visage impassible et à la présence charismatique.

 

29 août : Be Happy (Happy-Go-Lucky), de Mike Leigh Stars_2.gif

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Présenté comme le Amélie Poulain anglais, Be Happy n'a pourtant rien à voir. Poppy (Sally Hawkins) est une jeune célibataire pleine de vie, toujours joyeuse, toujours souriante. Son métier d'institutrice et ses copines suffisent à embellir sa vie. Autour d'elle, les gens ne sont pas tous comme elle, à l'image de se moniteur de conduite au caractère instable et limite fasciste.

Ode à la vie, à la joie, ce film se regarde avec le sourire, le spectateur est entraîné par la bonne humeur de son interprète. Même si c'est parfois un peu too much, ce film à le mérite de remonter le moral.