13.10.2008

Les films d'août 2008

Bon, ok, ça sent un peu le moisi cette rubrique, j'ai un peu laissé pourrir le mois d'août... Je le déterre aujourd'hui parce que bon, quand même, hein, mais je vais faire ça rapidement parce que bon, quand même, hein.

 

1 août : X Files - Régénération (The X-Files : I Want to Believe), de Chris Carter Stars_2.gif

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Voici le retour de Mulder et Scully, le duo le plus célèbre du FBI. Scully a laissé tombé les enquêtes aux frontières du réel pour se consacrer à la médecine. Mulder, lui, reste prostré chez lui, recherché par les autorités. Mais suite à la disparition d'un agent fédéral dans d'étranges conditions, Mulder et Scully sont de nouveau sollicités. Ils sont guidés dans leur enquête par un homme qui prétend être medium.

Après tant d'années, revenir à une série dont les derniers épisodes perdaient un peu de vue l'histoire d'origine était risqué. Surtout après le premier film, qui avait donné pas mal de réponses aux interrogations existentielles de Mulder sur une vie extraterrestre. Ce deuxième opus cinématographique revient aux fondamentaux : une simple enquête où le surnaturel pointe le bout de son nez, sans replonger dans la paranoïa de Mulder. Cela va sans doute décevoir du monde mais moi, j'ai plutôt aimé se retour à quelque chose de simple et efficace. D'autant plus que la relation entre Mulder et Scully est enfin traitée dans le détail, donnant tout son intérêt pour les fans de la série.

Bref, un film pas exceptionnel mais réussi.

 

2 août : L'Incroyable Hulk (The Incredible Hulk), de Louis Leterrier Stars_2.gif

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Voir Edward Norton s'afficher dans l'habit du géant vert n'était pas pour me réjouir : mais qu'est-ce que l'acteur le plus doué de sa génération allait donc faire dans cette galère dont le premier film jetait la honte sur le cinéma de super héros ? Enfin, vu le casting (Norton, Liv Tyler, Tim Roth), l'effort de se déplacer dans une salle de ciné valait peut-êter le coup...

Eh bien oui. Si ce Hulk reste, du point de vue des effets spéciaux et des scènes d'action, d'un intérêt plus que douteux, l'incarnation du personnage par Norton est très réussie. Sa relation avec le personnage joué par Liv Tyler également, ce couple faisant tout l'intérêt du film. Le scénario, classique, est quand même mieux mené que celui du premier film et se termine par une ouverture plutôt jubilatoire pour qui a suivi les films de super héros de ces derniers mois. Prometteur pour la suite, donc.

 

3 août : Surveillance, de Jennifer Chambers Lynch Stars_1.gif

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Il ne suffit pas d'être la fille de David Lynch pour faire un bon film. La preuve. Surveillance n'est qu'une banale histoire de psychopathe que le cinéma américain affectionne tant, complètement prévisible et parfaitement ennuyeuse. La seule chose qui sauve le film du zéro pointé est sa photo, très réussie.

 

4 août : Wall.E, de Andrew Stanton Stars_3.gif

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Un petit robot nettoyeur semble être la dernière chose en activité sur la planète Terre. Les hommes ont fui leur berceau à cause de la pollution et des tours de déchets qui s'amoncellaient. Wall-E est donc seul, jusqu'à ce qu'une jolie robot venue de l'espace rompt la monotonie de son existence...

Lorsque les studios auront le courage ou la volonté de faire sortir le film d'animation de son carcan de cinéma familial, on pourra leur attribuer quatre étoiles. En attendant, on se contentera de trois pour ce film magnifique et très inventif, techniquement irréprochable, qui aborde le sujet de l'écologie avec réussite. On regrettera juste son côté inévitablement cucul, qui n'est pas forcément déplaisant mais qui, à force de ne voir que ça dans le cinéma d'animation, finit par agacer un peu.

 

7 août : La Momie : La Tombe de l'Empereur Dragon (The Mummy : Tomb of the Dragon Emperor), de Rob Cohen Stars_1.gif

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Pas grand chose à dire sur ce film pop-corn que l'on va voir pour se reposer les neurones. La formule est identique aux deux premiers, on saupoudre d'un peu de bons sentiments et de beaucoup d'action, et le tour est joué. Seul truc vraiment agaçant : le jeu de Mari Bello, insupportable. Elle ferait mieux de se contenter des bons films, où elle est d'habitude superbe. Quant à Brendan Fraser, comme on ne peut pas vraiment parler de "jeu", la question ne se pose pas...

 

15 août : The Dark Knight, Le Chevalier Noir (The Dark Knight), de Christopher Nolan Stars_3.gif

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Le tour que prend la série depuis Batman Begins est particulièrement intéressant : moins de fantaisie, plus de réalisme, d'obscurité, et un héros à la limite du côté obscur... Un tour que confirme ce Dark Knight, très réussi, nous plongeant dans une ambiance prenante avec des personnages exceptionnels. Le Joker en tête, véritable incarnation de la folie, auquel le regretté Heath Ledger a donné corps comme personne auparavant n'avait incarné un méchant. Juste phénoménal.

C'est donc à une lutte sans merci entre le Bien et Mal que nous assistons, sachant que ni l'un ni l'autre ne sont clairement définis. On notera aussi l'excellente performance de Aaron Eckhart en Harvey Dent, ambigu à souhait.

Bref, un must pour les fans du genre.

 

16 août : Les Dents de la nuit, de Vincent Lobelle et Stephen Cafiero Stars_1.gif

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Un film con à la française sur fond de vampires. Inintéressant, mais assez drôle pour déconnecter le cerveau.

 

17 août : Gomorra, de Matteo Garrone Stars_3.gif

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En Italie, dans une banlieu où la misère sévit, la Camorra, organisation criminelle, fait la loi. Une loi sans pitié qui n'hésite pas à sacrifier ses anciens serviteurs. Une loi qui se fiche des hommes et des femmes, qui ne regarde que le profit. Une loi qui embarque tout le monde dans son engrenage, même les plus jeunes. On suit ainsi plusieurs histpoires parallèles qui se croisent, entre ceux qui tentent de s'en sortir et ceux qui ne rêvent que de puissance.

Attention film choc. Par son sujet, extrêmement dur, impitoyable. Par sa réalisation, caméra portée, qui ne laisse aucun moment de repos au spectateur, le laissant au bord de la nausée. Pas franchement agréable, mais admirablement percutant. On ressort de là hébété, assomé par tant de violence et tant de haine, même si quelques notes d'espoir laissent espérer que tout n'est pas perdu.

 

25 août : La Fille de Monaco, de Anne Fontaine Stars_2.gif

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A Monaco, un avocat, Bertrand, (Fabrice Luchini) plaide pour défendre une femme ayant assassiné son amant. Affublé d'un garde du corps, Christophe, (Roshdy Zem), il rencontre Audrey (Louise Bourgoin), une fille du coin complètement délurée, qui va l'entraîner dans une spirale passionnelle mettant en péril son affaire.

A priori anodin, ce film montre l'emprise de la passion sur un homme qui n'y est pas préparé. La manipulation d'Audrey sur Bertrand est très bien rendue, subtile et progressive. La façon dont l'avocat s'abandonne petit à petit est plutôt effrayante. Mais c'est la prestation de Roshdy Zem que l'on retiendra surtout, acteur incroyable au visage impassible et à la présence charismatique.

 

29 août : Be Happy (Happy-Go-Lucky), de Mike Leigh Stars_2.gif

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Présenté comme le Amélie Poulain anglais, Be Happy n'a pourtant rien à voir. Poppy (Sally Hawkins) est une jeune célibataire pleine de vie, toujours joyeuse, toujours souriante. Son métier d'institutrice et ses copines suffisent à embellir sa vie. Autour d'elle, les gens ne sont pas tous comme elle, à l'image de se moniteur de conduite au caractère instable et limite fasciste.

Ode à la vie, à la joie, ce film se regarde avec le sourire, le spectateur est entraîné par la bonne humeur de son interprète. Même si c'est parfois un peu too much, ce film à le mérite de remonter le moral.