20.08.2011

Carnaval T1, de Akalikoushin

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Il y a presque un an sortait chez manolosanctis cette BD qui, sur sa couverture, a tout pour attirer les curieux : une ambiance sombre, de forts contrastes, un homme à tête de lapin noir, et surtout un titre particulièrement accrocheur : Le Retour de l’homme qui portait un masque de lapin noir. Impossible de résister, surtout après avoir feuilleté quelques pages d’un graphisme remarquable.

L’histoire démarre avec un homme au masque de lapin noir, donc, qui retourne sur son île natale après un exil d’une dizaine d’années. On ne connaît pas les raisons de cet éloignement, mais on se doute que son retour n’est pas forcément souhaité, puisqu’il se cache sous un masque et une fausse identité, prétendument celle d’un architecte chargé de transformer l’église de l’île en discothèque. Dès le début pèse une ambiance étrange : l’homme est conduit depuis le port jusqu’à l’église par un taxi aveugle, guidé par un singe ; l’île est animée par un carnaval en préparation qui semble avoir une importance primordiale ; une petite fille, Alice (tiens tiens, un lapin, une fille prénommée Alice…), veut absolument essayer son costume, pendant que sa mère semble jouer un rôle important dans la préparation du carnaval… Enfin, peu après l’arrivée de l’homme au masque de lapin noir, le curé de l’église est retrouvé pendu. Quels sont les liens qui unissent tous ces protagonistes ? Et quel rôle l’homme au masque de lapin noir a-t-il joué par le passé pour avoir dû quitter son foyer ?

Autant de petits et grands mystères dont très peu nous seront dévoilés dans ce premier tome. Akalikoushin prend le temps d’installer ses personnages, son décor et son ambiance. Mis à part quelques enchaînements peu clairs, cet album intriguant et fascinant fonctionne remarquablement bien, distillant une mélancolie poétique au long de ses presque 80 pages.

Comme dit en introduction, le graphisme y est pour beaucoup dans cette fascination : le trait est mouvant, proche de l’esquisse, donnant l’impression d’une réalité fragile, floue. Impression renforcée par des couleurs sombres qui débordent parfois des traits, comme si elles se diluaient dans l’espace.

Cette qualité graphique est indéniablement le gros point fort de ce premier tome. Il est un peu tôt pour juger véritablement de la réussite de la série (le tome 2 est déjà sorti et sera bientôt chroniqué ici), mais on se doute que la suite va développer une intrigue mêlant l’histoire individuelle de l’homme masqué et l’histoire politique de l’île. Carnaval pourrait faire date si Akalikoushin tient dans les albums suivants les promesses de ce Retour de l’homme qui portait un masque de lapin noir.

Commentaires

Intriguant, et c'est vrai que le titre et la couverture donnent envie.
Tu liquides en vrac toutes tes lectures de vacances ces jours-ci ? ;)

Écrit par : Mélanie | 21.08.2011

Ben c'est le mois de la BD, faut que je tienne le rythme à une BD tous les 2 jours jusqu'à la fin du mois :)

Écrit par : Jérôme | 22.08.2011

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