27.11.2009
En moins bien, de Arnaud Le Guilcher

Il arrive parfois qu’en parcourant les étals d’une librairie, on tombe sur un livre qui nous tape dans l’œil. On se fait alors l’impression d’être un chercheur d’or ayant découvert une pépite, avec l’espoir que la lecture du livre confirmera notre enthousiasme premier et ouvrira sur une mine de richesse littéraire. Quand en plus, le livre correspond à l’état d’esprit dans lequel vous êtes à ce moment-là, c’est presque une épiphanie.
C’est à la librairie Millepages de Vincennes, lors de la soirée organisée par Lunes d’encre pour les dix ans de la collection, que j’ai fait une telle découverte : une couverture aux tons orangés, avec un pélican en premier plan, une dune de sable en arrière-plan et une voiture rouge au milieu. Je ne sais pas, l’ensemble m’a paru original, séduisant, drôle. La lecture de la quatrième de couverture et d’un extrait a éveillé un peu plus ma curiosité et j’ai cédé à l’impulsion qui m’avait fait prendre ce livre dans les mains.
Et je n’ai pas regretté. Pour son premier roman, Arnaud Le Guilcher, dont quelques recherches sur le web m’ont appris qu’il travaillait dans la musique, offre un texte percutant, sensible, drôle et triste à la fois, avec un style familier qui ne tombe pas dans la vulgarité ni dans les formules faciles.
Le narrateur, un type paumé d’origine française vivant aux États-Unis, bosse dans un pressing pour gagner sa vie et la dépenser dans les bars. Bourré quasiment en permanence, c’est une espèce de looser qui rate tout, ou plutôt ne tente rien. Jusqu’à ce qu’il rencontre Emma, une fille belle à tomber qu’il réussit à séduire il ne sait pas trop comment. Toujours est-il que ces deux-là se trouvent et qu’ils décident de se marier.
En guise de voyage de noces, il l’emmène à Sandpiper, station balnéaire au rabais avec son parc de mobil homes plantés au bord de la mer, à quelques kilomètres d’une ville anonyme. Un parc presque vide de touristes en cette saison, mais avec ses figures locales : un barman déprimé, un Allemand qui vient de se faire larguer par sa femme et qui tourne en rond sur le sable nuit et jour avec ses deux gamins qui le regardent, un pélican du nom de JFK qui colle aux basques des touristes en leur bouffant les chaussures… Bref, pas vraiment l’endroit idéal pour une lune de miel ! D’ailleurs ça ne loupe pas : pendant la première nuit, alors que le narrateur est en train de picoler au bar La Baleine, Emma se tire.
Coup de tonnerre dans le petit paradis de notre héros. À l’incompréhension succèdent la déprime et la déchéance. Il devient lui-même un habitant de Sandpiper, prisonnier de ses démons. Sauf que l’histoire de l’Allemand commence à faire le tour de la presse locale, et que bientôt ce sont journalistes et touristes qui investissent la dune de Sandpiper pour profiter du spectacle. Gérer cet afflux soudain et la logistique induite semblant hors de portée du propriétaire du camp, c’est notre narrateur qui écope de la gestion improvisée de la station. La situation ne va cesser d’empirer, au point qu’il va faire appel à ses copains Richard et Darius. On assiste alors à une espèce d’escalade dans la folie, dans le délire, dans le n’importe quoi, jusqu’à un point culminant où tout peut péter. Et derrière tout ça, son chagrin et son obsession pour Emma ne cessent d’augmenter, au point qu’il rebaptise le bar Emma revient, en espérant que le message passe à travers les médias.
Dès les premières lignes, on est frappé puis happé par le langage et le ton du récit : un argot très imagé, un véritable sens de la formule. Le Guilcher emploie des phrases courtes, développe une idée à la fois, et presque chaque phrase fait mouche. Le sens de la dérision du narrateur fait naître un humour qui allège la noirceur de ses pensées.
Cela pourrait vite devenir lourd, mais Arnaud Le Guilcher trouve rapidement un équilibre avec une autre facette de son écriture : une certaine mélancolie, un mal de vivre qui transpire de presque chaque mot. Ce cocktail peut paraître cynique ou cruel au début. Mais très vite on sent poindre une grande sensibilité, une tendresse inattendue dans ses descriptions, dans son rapport aux autres personnages et à lui-même. Une sensibilité qui ne cesse de croître tout au long du roman. Si le début du livre est désabusé, le héros a toutefois conscience de l’existence du bonheur, de sa proximité. Et malgré cette tristesse parfois étouffante, il y a une réelle foi en l’homme et en l’amitié. Arnaud Le Guilcher, à travers son personnage, fait preuve d’un véritable amour pour les gens, une attention de tous les instants, un souci du détail, un regard indulgent et tendre qui sait aller au-delà des apparences. Ainsi, il découvre au bout de plusieurs mois véritablement la personnalité de ses patrons un couple de japonais vieillissant, et entre eux naît une tendresse qui fait du bien – aussi bien au héros qu’au lecteur.
Finalement, l’argot, l’humour, le détachement, est un vernis de protection contre le mal-être, un vernis qui va finir par craquer : il ne va rester bientôt qu’une douleur pure, tranchante, frappante. Au début, le narrateur fait un peu le fier, il se protège, mais petit à petit, avec le recul, la détresse s’impose, occupe tout l’espace. La mort est d’ailleurs très présente dans le roman, notamment à travers plusieurs suicides parmi les gens venus voir l’Allemand, qui vont toucher le narrateur.
Le Guilcher pourrait ici tomber dans la facilité, se laisser aller à l’auto apitoiement. Il n’en est parfois pas loin, le personnage se plaint très souvent, mais cela reste sobre, touchant, et l’on n’a jamais l’impression de lire les simagrées d’un pleurnichard. Non, on adhère totalement à ce malheur, sans doute parce que l’on s’y reconnaît un peu aussi. Et aussi parce qu’il n’est pas une finalité pour le narrateur : celui-ci va se rendre compte que ses actes désespérés ont une influence sur les autres, que son malheur le pousse à faire des erreurs. Encore une fois, c’est une manifestation de son ouverture sur l’extérieur.
Ce livre ne plaira peut-être pas à tout le monde : il faut accepter de se prendre le malheur de quelqu’un d’autre en pleine figure, sans le soupçonner à chaque instant de nous pousser à le prendre en pitié. Le Guilcher ne charge jamais la barque, d’autant que la fin du roman est plus sobre, moins énervée aussi, car de la folie ambiante va naître une certaine forme, non pas de sagesse, mais d’égalisation dans les sentiments, dans la passion, un apaisement qui ne débouche pas sur une forme de bonheur, mais plutôt un statu quo, un compromis qui évite de sombrer dans la lamentation.
On se pose inévitablement la question : est-ce une histoire vraie ? L’auteur lui-même laisse planer le doute dans ses remerciements en fin d’ouvrage. Mais nul doute qu’il y a derrière tout cela une espèce de catharsis. On sent un réel besoin d’écriture, de partager une expérience. Le talent d’Arnaud Le Guilcher est de ne jamais nous mettre en situation de malaise, de dégoût, de saturation. À aucun moment on ne se dit : « il en fait trop ». Il y a une adhésion complète du lecteur (en tout cas pour moi), et du coup lire ce livre est aussi une catharsis pour nous.
On finira par noter les quelques références à Dick, à Bukowski. Moi, ce ton m’a beaucoup fait penser à Catherine Dufour, ce mélange d’humour ironique et de sensibilité, notamment dans sa nouvelle « Le Cygne de Bukowski », dans le recueil L’Accroissement mathématique du plaisir. Comme quoi, il n’y a peut-être pas de hasard…
Un livre sensible et drôle, triste et poignant, sur les ratés de la vie et la façon de composer avec. Comme on le fait parfois entre amis pour alléger le poids de l’existence, En moins bien nous parle de nous. En mieux.
En moins bien, d’Arnaud Le Guilcher, chez Stéphane Million Editeur
Couverture : Plaisirs de myope
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16.11.2009
Décès de Jocelyn Quivrin
Je n'ai pas l'habitude de m'émouvoir particulièrement de la disparition des célébrités. Je considère en général que leur existence n'a pas plus ni moins d'importance que n'importe quelle autre. C'est triste, bien sûr, mais je ne ressens pas le besoin de m'attrister particulièrement.
Hier, Jocelyn Quivrin s'est tué dans un accident de voiture. J'ai appris ça ce matin et ça m'a vraiment causé un choc. Je trouvais cet homme éminemment sympathique, bon acteur, et surtout très humble. En le voyant dans quelques interviews télévisés, je l'ai trouvé discret, quelqu'un qui ne cherche pas particulièrement à se mettre en avant, qui prend son travail comme une chance et cherche à en profiter et à en faire profiter les autres.
Je suis vraiment touché par sa disparition, et, pour ce que ça vaut, je souhaite beaucoup de courage à sa compagne, à son fils et à sa famille.
21:01 Publié dans Cinéma | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.11.2009
Contre vents et marées : j’irai au cinéma ce soir !
Vous avez beau être athée et détaché de toute superstition, il y a des fois où un concours de circonstances bien énervant vous fait lever la tête, le regard rivé au ciel, les traits déformés par l’incompréhension, hurlant : « Mais qu’est-ce que j’ai bien pu Te faire pour que Tu T’acharnes ainsi sur moi ? » Le « Tu » renvoyant à une entité indéterminée qui pourrait être Dieu s’il existait, une quelconque personnification du hasard, ou tout simplement un miroir métaphysique vous renvoyant en pleine face une réponse du genre « c’est bien fait pour ta gueule, cette mésaventure n’est que le reflet de l’inanité de ton existence ». À choisir en fonction de l’humeur du moment.
Souvent, ce genre d’événement est précédé de signes avant-coureurs que la raison vous fait ignorer, mais qui après coup laissent place à un sentiment paranoïaque et vous placent dans un état d’esprit où tout votre environnement devient hostile et dangereux. Heureusement, cela passe assez rapidement, pour peu qu’on aille prendre l’air ou qu’on dorme un bon coup.
Hier, donc, une telle suite d’événements s’est déchaînée contre moi. Il faut replacer le contexte : en ce moment, je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à voir des films au cinéma. Je veux dire : concrètement du mal. Samedi dernier, en voulant voir Clones aux Halles, je suis arrivé au moment où la salle affichait « complet », 20 minutes avant la séance. En fait, pour une raison qui m’échappe, tout Paris s’était donné rendez-vous au cinéma, ce que je n’avais pas vu un samedi après-midi depuis bien longtemps. Le centre commercial était bourré de monde, et quand j’ai voulu visiter la FNAC histoire de dire que je n’avais pas fait 45 minutes de train pour rien, je n’ai même pas pu rentrer. Échec cuisant, retour à la maison la queue entre les jambes. Le lendemain, heureusement, la foule avait maigri, et même si la salle était pleine, j’ai pu voir le film (ce dont j’aurais pu m’abstenir, au passage).
Voilà pour le contexte. Mardi soir, une amie me conseille le nouveau film d’Alain Resnais, Les Herbes folles, avec un tel enthousiasme que je promets d’aller le voir le lendemain même, jour férié. Déjà, j’aurais dû me méfier : un mercredi férié, c’est louche, ça sent la sortie de poussette, les balades en famille et le comblement (quel vilain mot, mais je n’ai pas trouvé mieux) d’espace commercial vide en temps normal. Car, et ça aussi j’aurais dû le vérifier, les centres commerciaux où se trouvent les cinémas dans lesquels je vais étaient ouverts hier. En plus, il a fait beau et pas trop froid. Premier signe avant-coureur, donc : l’affluence, mais ça, je n’avais pas moyen de m’en rendre compte.
Je me réveille donc, disons, vers midi, je comate quelques dizaines de minutes devant Nagui, je me douche, je mange, et vers 14 heures, je regarde les horaires de ciné. Parfait, il y a une séance à 16 H 05 aux Halles, ça me laisse le temps de glander un peu avant d’affronter le Monde Extérieur. 15 H 30, je prends le bus pour la Défense, j’entre dans le centre commercial, c’est bourré de monde mais j’arrive quand même à accéder à une caisse automatique. Deuxième signe avant-coureur : il y a un peu partout au niveau des caisses deux écrans qui affichent les 16 salles du cinéma, les films associés, les prochains horaires et le nombre de places restantes. Le premier écran informe sur les salles 1 à 8, le second sur les salles 9 à 16. Je regarde les écrans pour voir combien de places il reste pour Les Herbes folles : le film n’est pas marqué. En fait, les deux écrans affichent les informations pour les salles 9 à 16. Un bug informatique sans doute. Mais pas de panique, le film doit passer dans l’une des huit premières salles. Je reporte donc mon regard sur la caisse automatique, appuie sur le bouton « Prochaines séances carte UGC illimitée ». Et là, stupeur : pas d’Herbes folles. Je reste interdit quelques secondes, les gens s’impatientent derrière (je les comprends, il n’y a rien de plus chiant qu’un mec qui met trois plombes à choisir son film ou à échouer à faire lire la piste magnétique de sa carte par la machine). Après ce blocage mental, une seule chose à faire, me retirer. Je m’avance alors vers les horaires affichés sur un panneau au milieu de l’allée : prochaine séance pour Les Herbes folles, 17 H 35.
Vous, lecteur, si vous avez bien lu, vous vous êtes aperçu où se situait mon erreur, mais moi, je ne m’en suis rendu compte qu’à cet instant : je me suis tout simplement trompé de cinéma ! Quel esprit pervers a-t-il bien pu détourner mon attention au point de m’amener au mauvais endroit ? Je ne le saurai sans doute jamais. En tout cas j’étais bien dégoûté. Heureusement, j’avais dans mon sac un bon bouquin, je me dis que je vais attendre la prochaine séance devant une bonne glace Häagen Dazs en bouquinant. Bien sûr, il est 16 H, c’est l’heure à laquelle les familles font une petite pause. Résultat : plus de place pour s’asseoir… Troisième signe avant-coureur, mais là ça devient un truc du genre panneau lumineux d’un mètre de hauteur qui hurle « Rentre chez toi ! » Difficile de résister : je rentre.
Mais je suis têtu (ou con, c’est selon). La Défense n’a pas voulu de moi ? Tant pis, la prochaine séance aux Halles est à 18 H 15, il est 16 H 30 : le temps d’avaler un petit quatre heures, écrire deux-trois mails, et réserver mon billet de cinéma. Car cette fois, je ne me ferai pas avoir : même si la salle est pleine, j’aurai ma place ! Sauf que… le site d’UGC est en rade ! Quatrième signe avant-coureur… Ça commence à faire beaucoup, non ? Vous croyez que j’aurais renoncé ? Ben tiens… Avec une confiance qui confine à l’aveuglement, je file à la gare. Il est 17 H 45 quand j’arrive devant les caisses des Halles. Là aussi, c’est bourré de monde, mais bon, Les Herbes folles, ce n’est pas un film grand public, hein ? Je regarde l’écran d’information sur le nombre de places restantes : 4 pour Les Herbes folles. 4 places ??? Qu’est-ce que c’est que ce délire ? À une demi-heure de la séance ! Trente secondes plus tard : « complet ». Ah ok, c’est la salle 9, elle est toute petite, et tous les « grands » films sont déjà complets : visiblement le public se rabat sur les « petits » films, ce qui est très bien pour eux, mais pas pour moi ! Là ça commence à m’énerver. Je repars la queue entre les jambes (oui, encore), je fends la foule d’un pas rapide pour regagner le métro et rentrer dans mon chez-moi douillet, me demandant si je vais réussir à le voir, ce film !
C’est l’occasion de constater que les gens qui vont à contresens de ma direction se fichent éperdument de ce qu’il y a devant eux : si je ne me poussais pas à chaque rencontre, ce serait le choc assuré. Et si je décidais, moi aussi, de ne pas dévier de mon chemin ? Si j’en avais marre de faire attention aux autres quand ils ne font pas attention à moi ?
Oh là, la parano guette… Il est vraiment temps de rentrer, ligne 14, Paris Saint-Lazare / La Garenne en 15 minutes, et je retrouve mon foyer mal rangé mais infiniment réconfortant. Je réfléchis quelques minutes à cette journée qui se révèle un échec total : je n’ai rien foutu, j’ai perdu 3 heures dans les transports / la marche à pied, il fait nuit et demain faut retourner bosser.
Mais ne vous ai-je pas dit que j’étais têtu (ou con, c’est selon) ? Hop, nouveau coup d’œil aux horaires : dernière séance à 22 H 05 à la Défense. Là, s’il y a du monde, je bouffe ma carte UGC ! Il va faire nuit, il va faire froid, mais, foi d’imbécile, je le verrai, ce film ! 21 H 30, je reprends le bus.
Ah oui, un truc que j’ai oublié, le cinquième signe avant-coureur. À la sortie du train à Saint-Lazare pour aller aux Halles : contrôle SNCF (avec ralentissement de la descente des passagers, donc énervement général). Au retour des Halles dans le train : contrôle SNCF. Dans le bus pour retourner à la Défense : contrôle RATP. Ils avaient quoi, hier ? Dégoûtés de bosser un jour férié, ils ont décidé de faire chier tout le monde ? Ça fout un peu les boules de se faire contrôler trois fois dans la même journée quand on paye 90 euros par mois… Mais bon, c’est ma parano qui revient, faut que je me calme…
Arrivée donc à la Défense à 21 H 40 et là, bonheur : personne. Je prends mon billet : pas de surprise. J’ai même le temps de m’installer dans un confortable fauteuil pour bouquiner un peu. L’ambiance est feutrée, je me détends enfin. 22 H 00, j’entre dans la salle : je suis seul. Cool, je vais être peinard ! Deux autres personnes arrivent avant le début des bandes-annonces. On ne va pas être serré !
On pourrait croire que je l’ai méritée, ma séance, que j’ai gagné le droit d’être tranquille. Ben tiens… Lors d’un blanc pendant les pubs, qu’entends-je ? Un bruit de perceuse suivi d’une succession de coups de marteaux ! Ils ont décidé de faire des travaux PENDANT le film !!! J’admets qu’un cinéma tournant de 10 H 00 à 00 H 00, il faut bien trouver un moment pour opérer la maintenance, mais PUTAIN, là, c’est le pompon ! Et ça a continué pendant tout le film ! Bon, ça n’a pas été trop gênant, seulement pendant les moments de calme, ceux où le réalisateur invite le spectateur à réfléchir ou à se laisser aller à l’émotion… pas facile avec Monsieur Bricolage derrière les murs !
Comme quoi, vous n’allez pas me dire qu’il n’y avait pas un truc ? Quelqu’un, ou quelque chose, avait décidé de m’empêcher de voir ce film, vous ne pouvez pas le nier ! Et voyant que j’insistais, il / ça a voulu pourrir la séance. Je le soupçonne même d’avoir changé la fin du film pour faire en sorte que je ne la comprenne pas… mais bon, ce serait vraiment donner dans la paranoïa, non ?
Une dernière chose : en sortant du cinéma, il pleuvait. J’ai ouvert mon parapluie en marmonnant « journée de merde » et j’ai regagné piteusement mon appartement. À pied, parce qu’à cette heure-là, les bus, un jour férié en plus…
20:00 Publié dans La vie, l'univers et le reste | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

