29.01.2009

Les films de novembre 2008

Ca commence à devenir une habitude : je suis très en retard... Je me demande si ça a encore un sens d'en parler, alors mes commentaires vont être très courts...

 

06 novembre : Quantum of Solace, de Marc Forster Stars_3.gif

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Suite directe de l'épisode précédent (Casino Royale), Quantum of Solace continue sur la même voie : un Bond plus sombre, plus intériorisé ; des combats plus bruts, avec bien sûr quelques explosions mais sans en faire une overdose ; et un scénario globalement crédible, moins extravagant que ceux de la période Brosnan.

Sur la piste de ceux qui ont tué Vesper dans Casino Royale, Bond met à jour une organisation criminelle jusqu'ici inconnue des services secrets britanniques. Une organisation qui a même infiltré ces services au point de mettre en danger la vie de M. Bond n'aura de cesse de la démanteler, partagé entre son devoir et son désir de vengeance.

Un très bon opus, efficace, relativement sobre (ça reste un Bond, quand même), qui contribue à replacer la série sur de bons rails.

 

08 novembre : Mesrine : L'Instinct de mort, de Jean-François Richet Stars_3.gif

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Ne connaissant pas la vie et l'oeuvre de ce criminel des années 70, j'y suis surtout allé pour l'affiche. Très bonne surprise que ce film, avec un Cassel vraiment impressionnant (on regrettera juste le coton dans la bouche pour les grossir, on n'y croit pas vraiment).

Côté histoire, comme il fallait s'y attendre, c'est un peu décousu : il a fallu raccourcir plusieurs années en deux heures, ça provoque des transitions un peu abruptes. Mais à part ça, le film est captivant, violent mais réaliste, et la fascination que l'on ressent pour le personnage est plutôt... gênante.

Les autres acteurs sont également très bons, comme Cécile De France.

 

09 novembre : Hellboy 2, les légions d'or maudites (Hellboy II : The Golden Army), de Guillermo Del Toro Stars_1.gif

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On se demande parfois pourquoi on se laisse à aller voir la suite d'un film qu'on avait détesté. La bande-annonce très esthétique y est sans doute pour quelque chose, mais au final, pas de surprise : Hellboy 2 est une grosse bouse. Un scénar invraisemblable, des personnages creux, seule l'esthétique sauve ce film du zéro pointé.

 

09 novembre : Bouquet final, de Michel Delgado Stars_2.gif

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Petite comédie française sans prétention et sans grande surprise. On rigole pas mal devant les déboires d'un croque-mort et de son jeune apprenti, l'idée est plutôt originale et les jeux de mots morbides pleuvent. L'intérêt est surtout de voir Marc-André Grondin, jeune acteur québecquois qui avait percé l'écran dans C.R.A.Z.Y.

 

15 novembre : Mes stars et moi, de Laetitia Colombani Stars_2.gif

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Tourné avant la sortie des Ch'tis, ce film aura sans doute bénéficié de l'aura de Kad Merad (sauf pour ceux qui ne le supportent plus...). Il jour le rôle d'un fan un peu trop attachant de trois actrices, dont il parvient, grâce à son emploi d'homme de ménage chez un agent artistique, à orienter la carrière. Mais les trois femmes en ont marre et décident de se venger.

Rien d'exceptionnel, c'est plus du téléfilm que du cinéma, mais c'est assez sympathique.

 

16 novembre : Mensonges d'état, de Ridley Scott Stars_3.gif

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Après son chef d'oeuvre American Gangster, Ridley Scott s'attaque à un sujet en vogue : les services secrets américains et leur guerre contre le terrorisme. Roger Ferris (Leonardo DiCaprio) est un agent de terrain chargé de traquer un terroriste jordanien. Il est aidé à distance par Ed Hoffman (Russell Crowe), vétéran de la CIA, dont il ne sait pas s'il l'aide ou le manipule. Il devra obtenir le concours des services secrets jordaniens pour parvenir à ses fins.

Sans atteindre l'excellence d'American Gangster, Scott nous livre un nouveau très bon film, emprunt d'une tension permanente et qui ne cherche pas vraiment à jouer les moralisateurs (difficile de savoir si Scott approuve ces méthodes/cette guerre ou non). Le film vaut essentiellement par la prestation de DiCaprio, décidément à l'aise dans ce genre de rôle après Les Infiltrés ou Blood Diamond.

 

22 novembre : J'irai dormir à Hollywood, de Antoine de Maximy Stars_3.gif

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Vous connaissez peut-être la série documentaire J'irai dormir chez vous, d'Antoine de Maximy, qui fait les beaux jours de la chaîne Voyage. Le principe : de Maximy par avec deux caméras et son sac à dos dans des pays plus ou moins accueillant, avec pour but de découvrir le mode de vie des habitants en s'invitant chez eux. C'est frais, intéressant, instructif, et terriblement original. L'auteur a décidé de passer au long métrage avec un but en tête : dormir chez une star hollywoodienne. En partant de New York, il traverse tous les Etats-Unis, en transport en commun ou à bord d'un vieux corbillard racheté et repeint. Il rencontre toutes sortes de gens, d'un futur prisonnier à des indiens parqués dans une réserve.

Attention, ce type est fou. On se demande comment il fait pour être encore vivant. Dès qu'il y a un coin bien louche qu'on lui conseille d'éviter, il fonce dedans. Témoin son passage à la Nouvelle-Orléans, véritable moment de tension du film. Certes, il en joue, provoque et n'hésite pas à utiliser une petite musique stressante. C'est un peu gros comme procédé, mais ça marche, car au-delà de la tension qui en résulte, il nous montre des choses qu'on ne voit jamais aux infos.

Bref, c'est un excellent film, et peu importe s'il atteint son but ou non. Les rencontres qu'il fait sont toutes plus passionnantes les unes que les autres, parfois poignantes, parfois tristes, parfois joyeuses, mais on en tire toujours quelque chose. Une vraie réussite.

 

23 novembre : La très très grande entreprise, de Pierre Jolivet Stars_2.gif

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Après Ma petite entreprise (que je n'ai pas vu), Pierre Jolivet revient dans le thème du monde du travail. Trois employés d'une très grande entreprise sont licenciés pour "raisons économiques". Après avoir obtenu de petites indemnités, ils décident que ce n'est pas assez et tentent d'infiltrer le siège de leur ancienne société pour trouver des preuves autour d'un scandale écologique - et faire raquer les patrons.

Le trio Roshdy Zem / Marie Gillain / Jean-Paule Rouve fonctionne plutôt bien dans cette satire sociale bien dans l'air du temps. C'est un peu gros par moment, mais le côté pieds-nickelés des personnage est très sympathique.

 

30 novembre : Mesrine : L'Ennemi public n°1, de Jean-François Richet Stars_3.gif

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Pas grand chose à ajouter par rapport au premier opus. Celui-ci est la suite directe et dans la même lignée. On notera juste la présence divine de Ludivine Sagnier.

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