« 2008-04 | Page d'accueil | 2008-06 »

31.05.2008

Retour des Imaginales 2008 (2/2)

Et voici la deuxième série de photos prises aux Imaginales (voir la première note sur le sujet). Bon, je triche, ce n'est pas une vraie série puisqu'il n'y a aucun fil conducteur entre les photos, mais je dis "série" si je veux, d'abord !

Maintenant si vous voulez voir de vraies belles photos faites pendant le salon, cliquez ici, ici et ici

Avertissement 1 : ces photos sont la propriété de moi-même et tout et tout, et toute utilisation sur un autre site doit obtenir mon accord sous peine de tortures dont vous n'imaginez même pas l'horreur (un truc avec des animaux, je vous raconte pas).

Avertissement 2 : si les personnes ici photographiées ne souhaitent pas apparaître sur mon site, qu'ils me le disent, je retirerai les clichés incriminés. 

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

Les tables de dédicaces du salon
513383854.jpg

 

Ceci n'est pas une pub pour Tad Williams !
1349415919.jpg

 

Si même le boss se dissipe, où va le monde ?
427144576.jpg

 

Ketty, qui nous fait des infidélités sur le stand de Colexia
605396176.jpg

 

"Toi si tu me photographie, ça va être ta fête !" (je suis toujours vivant) (jusqu'ici...)
1321246055.jpg

 

Célia Chazel qui fait de la pub pour Michel Robert
933957687.jpg

29.05.2008

Retour des Imaginales 2008 (1/2)

Du 22 au 25 mai se sont tenues les Imaginales 2008, festival de l'imaginaire à Epinal. J'y étais avec l'équipe d'Actusf (vous pouvez d'ailleurs voir les différents comptes-rendus et photos sur le forum du site), mon appareil autour du cou, et les vacances aidant, j'ai retouché quelques photos pour essayer de les rendre à peu près potables. Voici les premières, prises lors des conférences.

Avertissement 1 : ces photos sont la propriété de moi-même et tout et tout, et toute utilisation sur un autre site doit obtenir mon accord sous peine de tortures dont vous n'imaginez même pas l'horreur (un truc avec des animaux, je vous raconte pas).

Avertissement 2 : si les personnes ici photographiées ne souhaitent pas apparaître sur mon site, qu'ils me le disent, je retirerai les clichés incriminés. 

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

Francis Berthelot a l'air tout gentil comme ça...
1504540166.jpg

 

... mais c'est en fait le Diable incarné !
1857160842.jpg

 

Des fleurs pour Johan Heliot
1981932252.jpg

 

Behind the curtains
819177885.jpg

 

Carina Rozenfled et Pierre Bordage, captivé
1047008734.jpg

 

Jean-Pierre Luminet, lumineux dans ses explications (facile, je sais...)
1241582487.jpg

21.05.2008

Reptiles en pagaille

Puisque je commence à me faire une petite réputation de photographe animalier, autant satisfaire mon large public en ressortant des photos prises l'année dernière à l'Île aux serpents, petit parc animalier pas loin de Poitiers. J'ai par ailleurs la grande fierté de préciser que c'est mon frangin Lolo qui a dessiné les plans de toute la partie extérieure (jardin, bassin des loutres, espace des mangoustes...) et supervisé les travaux. C'est pas la classe, ça ?

Les photos sont prises avec un objectif AF-S Nikkor 18/135  1:3.5-5.6. Vous noterez la grande expérience du jeune photographe que j'étais, qui ne pensait même pas à augmenter la sensibilité ISO pour pouvoir faire des poses plus longues...

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

Procession
1744266099.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/800 s
Ouverture : F7.1
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 105 mm
Balance des blancs : Auto

 

Croco dans la brume
1847846013.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/60 s
Ouverture : F4.2
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 35 mm
Balance des blancs : Auto

 

Faire le lézard sous les UV
435410286.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/40 s
Ouverture : F7.1
Correction d'exposition : -1/3
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 28 mm
Balance des blancs : Auto

 

Ca bulle...
1518389286.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/60 s
Ouverture : F5.6
Correction d'exposition : -1/3
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 135 mm
Balance des blancs : Auto

 

C'est à moi que tu parles ?
1358926106.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/20 s
Ouverture : F5.6
Correction d'exposition : -1/3
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 135 mm
Balance des blancs : Auto

 

Dans la jungle électrique
1582750771.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/30 s
Ouverture : F4.8
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 48 mm
Balance des blancs : Auto

 

Embuscade
391813191.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/40 s
Ouverture : F4.8
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 50 mm
Balance des blancs : Auto

 

Laissez-moi sortir !
504171734.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/40 s
Ouverture : F4.0
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 31 mm
Balance des blancs : Auto

 

Waiting for lunch
594355558.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/40 s
Ouverture : F4.8
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 48 mm
Balance des blancs : Auto

 

Digestion
689077338.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/40 s
Ouverture : F4.8
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 48 mm
Balance des blancs : Auto

 

En chasse
1421677685.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/20 s
Ouverture : F3.8
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 26 mm
Balance des blancs : Auto

 

Zéro en camouflage
399378751.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/40 s
Ouverture : F3.8
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 26 mm
Balance des blancs : Auto

 

Asclépios
1511074513.jpgModèle : Nikon D80
Vitesse : 1/30 s
Ouverture : F4.2
Sensibilité : 400 ISO
Focale : 32 mm
Balance des blancs : Auto

12.05.2008

Les films d'avril 2008

Petite séance de rattrapage pour les films que j'ai vus en avril, à la manière d'un Epikt mais avec quelques jours de retard et sans le même degré de pertinence :)

6 avril : J'ai toujours rêvé d'être un gangster, de Samuel Benchetrit Stars_4.gif

2031770687.jpg

Un film qui réunit, entre autres, Jean Rochefort et Edouard Baer, ne peut pas être foncièrement mauvais. Ils avaient déjà tourné ensemble dans Akoibon, deuxième réalisation de Baer, film complètement bizarre mais avec un jeu d'acteurs excellent. J'ai toujours rêvé d'être un gangster était donc un film à voir pour son casting de "gueules" (outre les deux déjà cités, on peut y voir Jean-Pierre Kalfon, Laurent Terzieff, Roger Dumas, Bouli Lanners...). L'affiche laissait également présager le meilleur par son graphisme étonnant et son adéquation parfaite avec le titre.

Je ne fus pas déçu. Film à sketchs tournant autour d'une cafétéria au bord de la route, J'ai toujours rêvé d'être un gangster bénéficie avant tout d'une photo noir et blanc très belle et très léchée. Benchetrit rend hommage au cinéma de la première moitié du 20ème siècle (on peut voir quelques photos d'actrices et d'acteurs de cette époque dans la cafétéria) et va même jusqu'à tourner une séquence à la manière des films muets comme ceux réalisés par Chaplin.

Côté histoire, on croise Edouard Baer en chômeur paumé qui braque la cafétéria et tombe sous le charme de sa serveuse (Anna Mouglalis, magnifique, avec une voix à vous mettre à genoux) ; deux kidnappeurs amateurs qui enlèvent maladroitement une ado fille de riche ; cinq anciens gangsters vieillis nostalgiques de leurs anciennes aventures ; et Alain Bashung et Arno se rencontrant dans la cafétéria et remettant sur la table quelques vieilles rancunes. Dans tous les cas, on navigue entre humour absurde et mélancolie. Mais toujours l'humain est mis en avant : chaque protagoniste, sous ses dehors faussement menaçants, n'attend que d'être sauvé d'un temps qui les rattrape, les dépasse et les efface. Ce sauvetage passera avant tout par l'autre, à l'occasion d'une rencontre. Sauf quand l'honnêteté fait défaut.

J'ai toujours rêvé d'être un gangster est un film d'une beauté visuelle et émotionnelle très forte, avec des personnages attachants et une nostalgie qui ne prend jamais le pas sur un humanisme réconfortant.

 

12 avril : La Zona, propriété privée (La Zona), de Rodrigo Pla Stars_3.gif

1929261425.jpg Etonnant film mexicain où de jeunes désoeuvrés s'introduisent dans un quartier privé suite à l'ouverture de l'enceinte murale et électrifiée lors d'une tempête. Pénétrant dans la première maison, ils tuent la propriétaire mais la bonne déclenche l'alarme. Les hommes de la résidence arrivent sur place et tuent les malfrats sauf un, qui s'échappe. Mais l'un des résidents tue aussi un gardien. Pour ne pas être ennuyés par la police, les résidents maquillent la disparition du gardien en suicide et décident de traquer seuls le jeune survivant, qui ne peut pas sortir de la propriété privée.

C'est un film sur la dérive sécuritaire, très bien fait et plutôt subtil - les résidents n'ont pas tous des tendances fascistes - qui installe une ambiance inquiétante et suffoquante. Le sentiment d'enfermement est bien rendu, aussi bien chez le fuyard que chez les habitants. Il exprime le manque de liberté qui naît d'une sur-sécurité que l'on s'impose en voulant se protéger. Un très bon film. 

 

13 avril : Horton (Horton Hears a Who!), de Jimmy Hayward et Steve Martino Stars_1.gif

1926655751.jpgVu par défaut car la séance du film que je voulais voir étais complète. Un film d'animation sympatoche mais sans grand intérêt, vraiment pour les enfants. Il y a un bon message sur le conditionnement des enfants par une éducation conservatrice et bornée (qui rappelle un peu la thèse créationniste qui sévit aux USA), mais pas sûr que nos têtes blondes le captent et le comprennent. D'autant plus qu'il est gâché par une fin où tout le monde se réconcilie (le pardon universel, très chrétien), ce qui tend à décrédibiliser ce message.

 

19 avril : Sans arme, ni haine, ni violence, de Jean-Paul Rouve Stars_3.gif

1925244357.jpg J'ai hésité entre deux et trois étoiles, et puis je me suis dit que, pour une fois qu'un film français ne parle pas de la crise de la trentaine, il fallait l'encourager. En plus j'aime beaucoup Jean-Paul Rouve et, si son film n'est formellement pas très novateur, il est suffisamment soigné pour une première réalisation.

L'histoire est celle d'Albert Spaggiari, cerveau du casse de Nice de 1976 ayant défrayé la chronique, et qui parvient à échapper à la justice. Un journaliste de Paris Match retrouve sa trace et obtient une interview exclusive. Il s'envole pour l'Espagne où Spaggiari se terre.

Le principal intérêt de ce film est la personnalité de Spaggiari, bien servi par un Jean-Paul Rouve en forme (sauf lorsqu'il s'engage dans de longues explications parlées, qui semblent artificielles). On s'attache à ce personnage fantasque et sympathique, mais aussi ayant des convictions assez ambigues (notamment sur le racisme). C'est le tour de force de Rouve : nous mettre un peu mal à l'aise en nous faisant adhérer à un personnage qui est plus sournois qu'il n'y paraît.

A noter aussi la bonne performance de Gilles Lelouche (comme d'habitude), en journaliste qui cache bien son jeu mais qui reste humain, enferré dans une situation personnelle qui n'est pas négligée.

 

20 avril : L'Ile de Nim (Nim's Island), de Jennifer Flackett et Mark Levin Stars_2.gif

2107840782.jpgJ'en ai déjà parlé ici, alors je ne m'étendrai pas plus.

 

24 avril : Jeux de dupes (Leatherheads), de George Clooney Stars_3.gif

985816536.jpg Troisième réalisation du beau George (ça c'est pour C. ;)), Jeux de dupes raconte la création de la ligue professionnelle de football américain en 1925 à travers Dodge Connolly (Clooney), leader d'une équipe "pro" au bord de la faillite, qui cherche à recruter un jeune prodige universitaire, Carter Rutherford (John Krasinski). Entre les deux, une journaliste émancipée, Lexie Littleton (Renée Zellweger), cherche à prouver que Rutherford n'est pas le héros de guerre qu'il prétend, tout en tombant sous le charme de Connolly.

Ceux qui ont vu O Brother des frères Coen se trouveront en terrain connu : même humour, même genre de personnages, même ambiance début de siècle, il est clair que Clooney a pris exemple sur ses aînés cinématographiques. Et bien lui en a pris, car le film est une réussite, avec une intrigue légère mais relativement complexe, des personnages aux motivations opposées qui s'affrontent, mais toujours dans la bonne humeur. L'image a une teinte un peu "old school" qui convient bien à l'époque. Et on rigole franchement devant les pitreries de Clooney et de Krasinski - la scène finale est hilarante.  Sans oublier  Renée Zellweger, parfaite dans son rôle. Un très bon film.

 

26 avril : Ca$h, de Eric Besnard Stars_2.gif

885561483.jpg Cash est un Ocean's Eleven à la française, qui tient plutôt bien la comparaison avec son modèle américain. Cette histoire d'escrocs qui se courent après sans que l'on sache qui est qui et qui sait quoi est assez complexe à suivre, mais le scénario tient relativement bien la route et on ne s'ennuie pas un instant. C'est quand même un peu trop tiré par les cheveux pour être totalement crédible, mais le film est sympathique, sans plus, et on passe un bon moment.

 

27 avril : Disco, de Fabien Onteniente Stars_1.gif

1713097794.jpgEh oui, fan de Dubosc et séduit par le disco, difficile de manquer ce film... qui finalement est plutôt raté, mou, pas très drôle et dans lequel on entend trop peu de disco. Le duo improbable Dubosc/Béart ne convainc pas vraiment, et le film est bourré de trop de bons sentiments. Dispensable.

 

29 avril : À bord du Darjeeling Limited (The Darjeeling Limited), de Wes Anderson Stars_3.gif

1252146587.jpgLes films de Wes Anderson (La Vie aquatique, La Famille Tennebaum...) sont toujours des objets difficilement identifiables. Calmes et déjantés à la fois, ils mettent en scène des personnages marginaux à la recherche d'eux-mêmes, hantés par les liens familiaux. À bord du Darjeeling Limited n'échappe pas à la règle, et c'est tant mieux.

Francis, Peter et Jack se retrouvent en Inde à l'initiative du premier, pour un voyage initiatique à bord du train Darjeeling Limited, afin de retrouver leur spiritualité. Très vite, les tensions entre les frères ressurgissent, notamment autour de la mort de leur père et la fuite de leur mère.

Le film repose sur des personnages très forts et des acteurs exceptionnels. Entre rires et larmes, on suit avec fascination ces trois frères qui cherchent à se rapprocher même s'ils n'en ont pas pleinement conscience. Le thème de la famille est présenté sous toutes ses coutures (relations entre frères, décès du père, paternité...), sans concession et sans sombrer dans les lieux communs.

On regrettera, formellement, quelques ralentis douteux (mais rares), sinon le film est impeccable. On ne sait pas finalement ce qu'on peut en retirer, mais on reste longtemps sous le charme de cette ambiance zen et flottante, et de cette quête plus identitaire que spirituelle.

06.05.2008

La Vie, l'Univers et le Reste (1)

Un jour, Dieu trouva l'espace infini trop sombre.
Alors Dieu dit : "Que la lumière soit !"
Et la lumière fut.

Dieu trouva l'espace ainsi illuminé trop vide.
Alors Dieu créa les astres et leur dit : "Tournez !"
Et les astres tournèrent.

Dieu trouva les astres trop vierges.
Alors Dieu créa les volcans et leur dit : "Explosez !"
Et les volcans explosèrent.

Dieu trouva les volcans trop chauds.
Alors Dieu créa les rivières et leur dit : "Coulez !"
Et les rivières coulèrent.

Dieu trouva les rivières trop tristes.
Alors Dieu créa les plantes et leur dit : "Poussez !"
Et les plantes poussèrent.

Dieu trouva les plantes trop immobiles.
Alors Dieu créa les animaux et leur dit : "Bougez !"
Et les animaux bougèrent.

Enfin Dieu trouva les animaux trop peu intelligents.
Alors Dieu créa les hommes et leur dit : "Vivez !"
Et les hommes répondirent : "Pourquoi ?"

Ne sachant que répondre, Dieu trouva les hommes trop arrogants.
Alors Dieu se drapa dans sa dignité blessée et déserta l'univers.
Depuis, l'homme erre en vain, cherchant une réponse à la seule question qui n'en a pas.

04.05.2008

Deux jours à tuer

760481651.jpg

Il est assez rare qu'une bande-annonce de film français donne vraiment envie d'aller le voir. Non pas que je trouve le cinéma français inintéressant, malgré tout ce qu'on peut en dire. Mais il faut avouer que les pitchs ne sont pas en général particulièrement attrayants.

En tout cas pour Deux jours à tuer, de Jean Becker, la curiosité est piquée au vif. Il faut dire qu'avec des acteurs comme Albert Dupontel et Marie-Josée Croze, il y a de quoi être alléché. Le premier surprend à chacun de ses rôles, de Bernie à Fauteuil d'orchestre, entrant dans tous les costumes et tous les personnages avec un naturel incroyable. La seconde est une des actrices les plus talentueuses du moment : originaire du Québec, elle a d'abord fait ses preuves de l'autre côté de l'Atlantique avant de traverser l'océan et illuminer les écrans français. En particulier, son regard est capabler d'exprimer la plus subtile des émotions sans le moindre mot (voir son rôle dans La Petite chartreuse, de Jean-Pierre Denis, film pas complètement convaincant mais aux personnages profonds ; ou bien Maelstrom, de Denis Villeneuve ; ou encore Ordo, de Laurence Fereira Barbosa, avec Roschdy Zem). Ses rôles sont la plupart du temps des personnages un peu à part, psychologiquement complexes et renfermant des blessures secrètes. Du moins lorsqu'elle est utilisée à sa juste valeur, mais nous y reviendrons.

Au-delà du casting, la bande-annonce nous montre un homme, Antoine (Albert Dupontel), a priori bien comme il faut, pêter les plombs en face de ses amis et de sa famille, leur balançant leurs quatre vérités en pleine figure et mettre les voiles, larguant tout et tout le monde. Plutôt intriguant dans un monde où l'on a du mal à s'affranchir des conventions sociales, où, si l'on n'est pas marié avec cinq enfants et un bon boulot, on vous regarde avec condescendance ou pitié... Deux jours à tuer promettait donc une alternative à ce carcan (quelle que soit la valeur qu'on lui porte), à travers cet homme dont on souhaitait connaître les motivations - peut-être allait-on apprendre quelque chose sur la Vie que la société nous cache plus ou moins volontairement.

Le film tient ses promesses pendant une bonne partie. On hésite entre le rire et l'angoisse devant cet homme qui orchestre son suicide social avec application. La scène de dispute avec Cécile, sa femme (Marie-Josée Croze), et celle avec ses amis, sont très fortes et violentes, et nous mettent dans un état d'esprit assez curieux, entre incompréhension et attente de la justification. Après nous avoir menés sur quelques pistes intéressantes, comme ces retrouvailles entre Antoine et son père, Jean Becker termine malheureusement assez mal. Je ne vais pas trop en dire pour ne pas dévoiler la fin. Dans l'absolu, l'explication proposée se tient, a son intérêt. Mais ce n'est pas ce qu'on attendait du film. On est déçu par cette solution peut-être chargée d'émotion, mais qui coupe court à nos interrogations, ramenant le film dans une normalité toute consensuelle. Dommage, il y avait vraiment des éléments de réflexion intéressants. D'autant plus que Dupontel est très bon et aurait pu incarner jusqu'au bout cette folie complexe qui le gagne au début du film.

1653002621.jpgAutre élément de déception : le sous-emploi de Marie-Josée Croze. Il semble que les réalisateurs français, en général, la cantonnent à des seconds rôles qui, certes, sont fouillés, intéressants, etc. Mais rarement elle dépasse celui de faire-valoir. Ici, mis à part dans la scène de dispute initiale, on ne la voit quasiment pas. Ce n'est pas une remarque d'amoureux transi, son personnage méritait vraiment un développement plus poussé, surtout sur la fin. De même dans Mensonges et trahisons (et plus si affinités), Ne le dis à personne (même si c'est un film génial) ou bien Munich (film archi nul où elle se fait tuer au bout de 30 secondes, ce qui, en plus d'être absurde, et inadmissible). Chez les français, seule Laurence Fereira Barbosa, dans Ordo, lui donne un rôle à sa mesure, exceptionnel, tout en subtilité, avec un jeu des masques et des miroirs psychologiques assez impressionnant. Les québequois heureusement connaissent sa valeur. Espérons que les français vont enfin comprendre qu'ils ont une actrice de premier plan sous la main et lui écrire des rôles à sa mesure.
 
Bref, Deux jours à tuer est un film qui ne tient pas vraiment ses promesses, qui n'exploite pas vraiment le sujet qu'il laissait entrevoir dans la bande-annonce. En soi ce n'est pas un mauvais film, juste un film qui tape à côté.
 
(PS : je le précise une fois pour toutes : ceci n'est bien sûr que mon avis. Si j'emploie le "on" général, c'est juste que je n'aime pas employer le "je" dans une critique, mais il va de soi que je ne prétends pas avoir raison ni mieux savoir que le réalisateur ce qu'il a voulu faire) 

01.05.2008

Un simple problème de communication

Je vais profiter de ce blog pour mettre en ligne quelques textes plus ou moins anodins de science fiction ou fantastique, écrits à mes moments perdus. Le premier est Un simple problème de communication. Rien d'exceptionnel, juste une petite blague, une nouvelle écrite en une heure après un rêve particulièrement précis. Je raconte ce rêve à la fin du texte, comme ça vous pourrez constater que mon subconscient est encore plus dérangé que ce que je peux produire de manière consciente...

Télécharger la version PDF 

 

On tambourina à la porte. Recroquevillée dans un coin, Janet sursauta en poussant un cri de surprise. Ses yeux apeurés se tournèrent vers Robert qui saisit immédiatement son fusil. Depuis qu’ils y étaient cachés, il régnait dans la petite cabane une tension insoutenable, accentuée par la pénombre, et les coups à la porte n’étaient pas loin de constituer l’étincelle qui ferait exploser leurs nerfs.

« Ouvrez-moi, je vous en prie, ils sont derrière moi ! Qui que vous soyez, ouvrez-moi ! »

Robert s’approcha de l’épaisse porte de bois et plaqua l’index sur sa bouche, invitant Janet à contrôler son hystérie naissante. Il jeta un œil au dehors à travers une étroite ouverture dans le bois. La lumière du soleil l’éblouit jusqu’à ce qu’un visage effaré l’occulte. Ce visage appartenait bien à un être humain normal, pas de doute. Et cet être humain continuait de hurler :

« Je sais que vous êtes là, je vous ai vu par la fenêtre. S’il vous plaît, ouvrez-moi, ils arrivent !
— Allez vous en » chuchota Robert en se maudissant d’avoir été si peu prudent. Il pensait pourtant avoir correctement barricadé toutes les ouvertures. Mais il est vrai que ces précautions n’étaient pas destinées à des êtres intelligents. « Vous allez nous faire tuer. Vous êtes foutus, pensez à nous ! Eloignez-les d’ici !
— Mais mais… c’est horrible ce que vous dîtes ! » Dans la voix de l’homme, la panique céda la place à l’indignation. « C’est… inhumain ! »

Robert était furieux.

« Et vous alors ? On était tranquilles, bien planqués ici, et vous nous ramenez toute une meute de zombies assoiffés de sang ! Vous venez de nous condamner ! Qui est inhumain dans l’histoire ?
— Ecoutez, je pense avoir trouvé un moyen de les arrêter. J’en suis même sûr ! Je suis un scientifique, j’ai une théorie, mais il me faut un peu de calme pour la mettre en œuvre, je dois pouvoir les observer quelques minutes tout en étant protégé. Je vous en prie, je peux nous sauver ! »

Robert réfléchit quelque instants. Il commençait à percevoir les grognements des morts-vivants, sorte de gargouillis lointain qui faisait penser à l’évacuation d’un siphon de lavabo bouché. Janet et lui se regardèrent : l’expression de la jeune femme reflétait le conflit entre l’instinct de survie, qui lui dictait de laisser le scientifique se faire bouffer tout cru (en pariant que les zombies seraient trop stupides pour déduire que la maison renfermait d’autres vivants), et un mince espoir qu’il puisse mettre fin à ce calvaire. Robert était en proie au même dilemme. Le temps pressait…

Il ouvrit la porte. Un petit homme chauve à lunettes s’engouffra dans le chalet en haletant. Robert referma aussitôt et entreprit de bloquer l’entrée avec tout ce qu’il pourrait y amasser. Les prochaines minutes promettaient d’être mouvementées. Le soi-disant scientifique s’assit par terre pour reprendre son souffle. Il lança un regard circulaire sur la petite pièce sans parvenir à en distinguer les contours, puis il tomba sur Janet. Celle-ci le fixa avec un regard mêlé de suspicion et d’espoir mais ne dit pas un mot. Elle resta blottie dans son coin. L’homme se releva et aida Robert à entasser devant la porte tout ce qui leur passait sous la main.

« Je suis le Professeur Grelot, dit-il. Je suis… enfin, j’étais sociologue à l’université de Cleveland, je suis spécialisé dans la communication…
— Attendez, attendez, l’interrompit Robert. Vous disiez que vous étiez scientifique ?
— Eh bien, je suis sociologue.
— Vous vous foutez de ma gueule ?
— La sociologie, Monsieur, est un domaine tout ce qu’il y a de plus scientifique, répondit Grelot, scandalisé. De nos jours, elle sauve autant de vies que la médecine ou la physique. L’étude des comportements…
— Bon ça va, j’en n’ai rien à faire de vos histoires. Vous avez une arme, c’est ça ? Ou un moyen de les anéantir ?
— Pas du tout. »

Robert fixa Grelot avec incrédulité.

« En somme, vous nous avez raconté des bobards ? Juste pour qu’on vous ouvre la porte ? Ce n’est pas très malin, parce que moi, j’ai un fusil, et foutu pour foutu, je m’en servirais bien contre votre petite gueule de con ! »

Robert pointa son arme sur le visage du sociologue qui recula jusqu’au mur du fond.

« Vous vous méprenez, Monsieur, je ne vous ai pas menti. Je pense vraiment avoir une solution, laissez-moi vous expliquer. »

La peur que Robert lisait sur le visage de Grelot le troubla et il décida de lui laisser une chance.

« Allez-y, mais dépêchez-vous, car il ne nous reste plus beaucoup de temps. »

C’est alors que les premiers zombies arrivèrent au pied de la cabane. Ils se mirent à frapper la porte avec violence. Janet poussa de nouveau un cri, plus fort celui-ci, et des larmes coulèrent sur ses joues. Elle tremblait comme une feuille. Grelot blanchit et la sueur perla sur son front. Robert lui-même n’était pas très fier, mais il se dit qu’avec un peu de chance, les zombies se contenteraient dans un premier temps de s’acharner sur la porte, sans avoir l’idée de s’attaquer aux fenêtres. Il avait déjà pu constater les jours précédents qu’il n’avaient pas plus d’intelligence qu’un poulet de basse-cour. Il pressa Grelot :

« Allez, allez, expliquez-vous, bon Dieu ! C’est quoi votre idée ?
— Eh bien, voyez-vous, je pense que les zombies ne sont pas forcément hostiles.
— Ah, elle est bien bonne celle-là, dit Robert, ahuri. Et ceux qui sont dehors, ils veulent juste faire la fête avec nous, c’est ça ?
— Pourquoi pas ? Est-ce que vous vous êtes déjà demandé ce qui les motive ? Depuis des temps immémoriaux, l’homme lutte contre des monstres en tout genre, mais jamais, jamais il n’y a eu de communication établie avec eux ! Ce n’est toujours que violence, guerre et lutte à mort, mais quelqu’un s’est-il jamais demandé ce qu’ils voulaient vraiment ?
— Au hasard… tous nous bouffer ?
— Voilà, voilà une attitude typique de mâle engoncé dans ses certitudes belliqueuses qui ne voit pas plus loin que le bout de son fusil ! Mais enfin, réfléchissez ! Vous ne voyez pas la lueur de désespoir dans leur regard ? C’est bien la preuve qu’ils éprouvent des émotions !
— Au hasard… ils ont faim ?
— Mais non ! Ces gens censés être morts sont ramenés à la vie, ce doit bien être pour une raison précise, ils veulent forcément quelque chose…
— Au hasard… de la viande fraîche ?
— Tsssss, vos sarcasmes me désespèrent ! »

Les coups et les grognements proférés par les zombies au dehors redoublèrent de volume. Janet avait enfoui sa tête entre ses genoux et pleurait doucement. Robert, lui, était devenu rouge de colère.

« Ce qui est désespérant, professeur, c’est qu’il y a une horde de zombies qui cerne cette maison – par votre faute, au passage – qu’il ne me reste qu’une petite dizaine de cartouches, que nous n’avons pas d’autre issue et que dans quelques minutes, ils vont réussir à défoncer la porte – s’ils n’ont pas pensé à passer par les fenêtres – et nous dévorer comme des quartiers de bœuf ! Ca c’est désespérant, et vos élucubrations de sociologue déconnecté de la réalité tout autant !
— Je ne suis pas déconnecté de la réalité ! Au contraire, ma théorie s’appuie sur des observations concrètes.
— Et quelle est-elle, cette fameuse théorie ? »

Grelot hésita un instant, jaugeant son interlocuteur du regard comme s’il cherchait à évaluer le degré de confiance qu’il pouvait lui accorder. Puis il se décida.

« Je pense que les zombies communiquent… par le langage des signes.
— Ben voyons ! ricana Robert.
— Vous trouvez peut-être ça drôle, mais je suis sûr de mon coup. Bien sûr, ils ne parlent pas le même langage que les sourds et malentendants – que j’ai beaucoup étudié dans le cadre de mes recherches. Mais il y a des schémas qui me sont familiers, sans doute un mélange de langage atavique et d’emprunts à diverses formes de communication visuelle, sorte de réminiscence de leurs vies antérieures. Si vous me laissez les observer pendant cinq minutes, je pense pouvoir déchiffrer une partie de leurs signes.
— Mais leurs gestes ne sont que des réflexes désordonnées, des mouvements saccadés sans aucune signification ! Ils n’arrivent même pas à se coordonner pour marcher correctement !
— Je ne le pense pas. Je n’irais pas jusqu’à dire que tout est étudié dans leur gestuelle, sans doute brouillée par la rigidité de leurs membres, mais…
— Et quand bien même ce serait vrai, en quoi ça pourrait nous servir ? »

Les bruits cessèrent un instant, comme si les zombies faisaient une pause cigarette. Les deux hommes s’arrêtèrent également, surpris par ce silence. Ils attendirent jusqu’à ce que les cris et les craquements reprennent. Ils continuèrent alors leur conversation.

« Je crois, dit Grelot, que si j’arrive à les comprendre, je pourrai leur parler à mon tour. Et les apaiser. »

Robert l’observa quelques instants.

« Vous y croyez vraiment, n’est-ce pas ?
— Oui.
— Et comment comptez-vous vous y prendre ? Et d’abord, si vous les avez déjà observés, pourquoi n’êtes-vous pas encore parvenu à déchiffrer leur soi-disant langage ?
— Il me manquait certains documents de référence. Je ne connais pas tout par cœur, voyez-vous… »

Il sortit de sa chemise une liasse de feuilles écornées sur lesquelles Robert aperçut du texte et des dessins représentant des mains.

« Mais avec ça, continua Grelot, et même si ça ne correspond pas tout à fait, je peux y arriver. Il faudrait que je puisse les observer pendant quelques instants sans qu’ils me remarquent.
— Et vous comptez sur moi pour faire diversion, c’est ça ?
— Vous avez compris. Si vous les attirez vers la fenêtre de gauche en détachant une des planches qui l’obstruent, je pourrai moi aussi détacher une planche de la fenêtre de droite, ils ne sont pas assez intelligents pour se séparer en deux groupes.
— En gros c’est quitte ou double, c’est ça ? Parce qu’une fois qu’ils auront compris pour la fenêtre, je ne vous donne pas cinq minutes avant qu’ils n’envahissent la pièce !
— C’est ça, c’est quitte ou double. »

Robert secoua la tête puis murmura : « Au point où on en est… ». Il se posta devant la fenêtre de gauche, donna deux coups de crosse sur la barricade de bois, libéra une petite ouverture et attendit. Le silence se fit de nouveau. Il y eut un frottement sur la façade de la cabane. Puis une face dégénérée pointa le bout de son nez à travers l’orifice. Robert lui asséna un coup de crosse, la créature émit un grognement surpris, et le vacarme repris de plus belle. Les zombies excités se massèrent devant la fenêtre de gauche. Des doigts en décomposition cherchèrent à agrandir l’ouverture. Janet se fit encore plus petite. Grelot tira précautionneusement une planche clouée sur la fenêtre de droite, prit ses feuillets, sortit un stylo de sa poche et commença à prendre des notes.

Robert attendit quelques instants que les zombies prennent confiance, pointa son fusil à travers le trou et tira. La déflagration recouvrit le hurlement de Janet qui entra dans une crise d’hystérie. Le visage de Robert fut couvert d’un sang brunâtre et un morceau de cervelle atterrit à l’intérieur de la cabane. Dehors, les zombies reculèrent précipitamment, baissèrent le ton le temps de comprendre ce qu’il venait de se passer, puis repartirent de plus belle à l’assaut de la fenêtre. L’impact de leur masse commune sur le mur fit craquer le bois, et des fêlures apparurent autour du chambranle de la porte.

« Grelot, vous en êtes où ? Je ne vais pas les tenir longtemps en respect !
— Euh… ça avance, ça avance… »

Le professeur avait l’air soucieux, il tournait et retournait les pages de ses notes avec frénésie tout en jetant des coups d’œil à l’extérieur.

Il se passa quelques minutes pendant lesquelles Robert tira plusieurs coups de fusil. A chaque fois, la foule de morts-vivants reculait un peu avant de percuter de nouveau la maisonnette. Celle-ci tremblait de plus en plus, et le trou de la fenêtre s’agrandissait au fur et à mesure. Les zombies pouvaient maintenant y passer les bras, que Robert arrachait d’un coup de crosse. Les membres pourris s’entassaient sous la fenêtre.

Robert tira sa dernière cartouche.

« Grelot, j’espère que vous avez fini, car je suis à court de munitions. C’est maintenant ou jamais ! »

Grelot ne répondit rien. Il avait arrêté de griffonner. Il regardait ses notes avec perplexité.

« Grelot ? Grelot, putain, bougez-vous le cul ! Ils vont tout défoncer ! »

Effectivement, les fissures du mur commençaient à laisser passer la lumière du jour. Les chocs successifs des zombies contre la cabane venaient peu à peu à bout de sa solidité.

Alors Grelot se leva, s’épousseta et regarda Robert d’un air absent, lointain. Il tenait une unique feuille entre ses mains.

« Alors, Grelot, qu’est-ce qu’ils disent ?
— Eh bien…
— Quoi, votre théorie était fausse, c’est ça ? J’en étais sûr…
— Non, pas du tout, j’avais entièrement raison. C’est juste que… je ne comprends pas.
— Eh bien quoi, accouchez !
— Je ne comprends pas, vraiment… »

Grelot lâcha la feuille qui retomba doucement au sol, sous le regard éberlué de Robert. Celui-ci la ramassa et la lut à voix haute :

« ARGH, RAH, ON VA TOUS VOUS BOUFFER, BEUHRRR, ON A FAIM, GRRRRR, ON VEUT DE LA VIANDE FRAICHE, AAAARRRGGGHH ».

Robert fixa Grelot, stupéfié. Ce dernier fixa ses pieds, atterré. Janet fixa la fenêtre, effrayée. Le mur vola en éclats.

 

Voilà, je vous avais prévenu ! Bon, le rêve maintenant...

J'étais à Gourdon, dans le Lot, dans l'ancienne maison de ma grand-mère. Il y a eu une sorte de virus ou je ne sais quoi, qui fait que tout le monde dehors se transformait en vampire. Même les morts enterrés depuis longtemps dans le jardin (mais pourquoi y avait-il des morts enterrés dans le jardin ???) se réveillaient en vampires. On était donc barricadés avec mes parents dans la maison. Ca a duré toute la nuit,  et je peux vous assurer que c'était assez flippant !
 
A un moment, je crois que presque tout le monde a été guéri instantanément, mais du coup on se retrouvait avec des centaines de personnes vivantes qui étaient théoriquement mortes depuis des siècles ! (ça me rappelle un peu le film Les Revenants, de Robin Campillo)

Ensuite, ils sont redevenus vampires (je n'ai pas compris pourquoi). Et là j'ai dû balancer par la fenêtre une personne qui était enfermée avec nous, parce qu'elle avait été contaminée (ouais c'est moche, je sais). Finalement tous les vampires se sont concentrés en un seul gros monstre qui ressemblait à une énorme chenille violette, qui commença à entrer dans la maison.
 
Là, comme j'ai vu que je ne m'en sortirais pas, je me suis réveillé. 4h30. Mince, va falloir se rendormir, mais c'était assez flippant parce que je ne voulais pas retourner dans ce rêve !
 
Mais j'y suis retourné quand même. Heureusement, ça s'est arrangé : les vampires étaient entre temps devenus des zombies, mais des zombies gentils, qui apprenaient à communiquer via le langage des signes. Rendez-vous compte, j'avais résolu une énigme qui hante les films d'horreur depuis le début : comment les zombies communiquent-ils ? Il fallait absolument que j'immortalise cette découverte qui, j'en suis sûr, sauvera un jour le monde.

Toutes les notes