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01.05.2008

Un simple problème de communication

Je vais profiter de ce blog pour mettre en ligne quelques textes plus ou moins anodins de science fiction ou fantastique, écrits à mes moments perdus. Le premier est Un simple problème de communication. Rien d'exceptionnel, juste une petite blague, une nouvelle écrite en une heure après un rêve particulièrement précis. Je raconte ce rêve à la fin du texte, comme ça vous pourrez constater que mon subconscient est encore plus dérangé que ce que je peux produire de manière consciente...

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On tambourina à la porte. Recroquevillée dans un coin, Janet sursauta en poussant un cri de surprise. Ses yeux apeurés se tournèrent vers Robert qui saisit immédiatement son fusil. Depuis qu’ils y étaient cachés, il régnait dans la petite cabane une tension insoutenable, accentuée par la pénombre, et les coups à la porte n’étaient pas loin de constituer l’étincelle qui ferait exploser leurs nerfs.

« Ouvrez-moi, je vous en prie, ils sont derrière moi ! Qui que vous soyez, ouvrez-moi ! »

Robert s’approcha de l’épaisse porte de bois et plaqua l’index sur sa bouche, invitant Janet à contrôler son hystérie naissante. Il jeta un œil au dehors à travers une étroite ouverture dans le bois. La lumière du soleil l’éblouit jusqu’à ce qu’un visage effaré l’occulte. Ce visage appartenait bien à un être humain normal, pas de doute. Et cet être humain continuait de hurler :

« Je sais que vous êtes là, je vous ai vu par la fenêtre. S’il vous plaît, ouvrez-moi, ils arrivent !
— Allez vous en » chuchota Robert en se maudissant d’avoir été si peu prudent. Il pensait pourtant avoir correctement barricadé toutes les ouvertures. Mais il est vrai que ces précautions n’étaient pas destinées à des êtres intelligents. « Vous allez nous faire tuer. Vous êtes foutus, pensez à nous ! Eloignez-les d’ici !
— Mais mais… c’est horrible ce que vous dîtes ! » Dans la voix de l’homme, la panique céda la place à l’indignation. « C’est… inhumain ! »

Robert était furieux.

« Et vous alors ? On était tranquilles, bien planqués ici, et vous nous ramenez toute une meute de zombies assoiffés de sang ! Vous venez de nous condamner ! Qui est inhumain dans l’histoire ?
— Ecoutez, je pense avoir trouvé un moyen de les arrêter. J’en suis même sûr ! Je suis un scientifique, j’ai une théorie, mais il me faut un peu de calme pour la mettre en œuvre, je dois pouvoir les observer quelques minutes tout en étant protégé. Je vous en prie, je peux nous sauver ! »

Robert réfléchit quelque instants. Il commençait à percevoir les grognements des morts-vivants, sorte de gargouillis lointain qui faisait penser à l’évacuation d’un siphon de lavabo bouché. Janet et lui se regardèrent : l’expression de la jeune femme reflétait le conflit entre l’instinct de survie, qui lui dictait de laisser le scientifique se faire bouffer tout cru (en pariant que les zombies seraient trop stupides pour déduire que la maison renfermait d’autres vivants), et un mince espoir qu’il puisse mettre fin à ce calvaire. Robert était en proie au même dilemme. Le temps pressait…

Il ouvrit la porte. Un petit homme chauve à lunettes s’engouffra dans le chalet en haletant. Robert referma aussitôt et entreprit de bloquer l’entrée avec tout ce qu’il pourrait y amasser. Les prochaines minutes promettaient d’être mouvementées. Le soi-disant scientifique s’assit par terre pour reprendre son souffle. Il lança un regard circulaire sur la petite pièce sans parvenir à en distinguer les contours, puis il tomba sur Janet. Celle-ci le fixa avec un regard mêlé de suspicion et d’espoir mais ne dit pas un mot. Elle resta blottie dans son coin. L’homme se releva et aida Robert à entasser devant la porte tout ce qui leur passait sous la main.

« Je suis le Professeur Grelot, dit-il. Je suis… enfin, j’étais sociologue à l’université de Cleveland, je suis spécialisé dans la communication…
— Attendez, attendez, l’interrompit Robert. Vous disiez que vous étiez scientifique ?
— Eh bien, je suis sociologue.
— Vous vous foutez de ma gueule ?
— La sociologie, Monsieur, est un domaine tout ce qu’il y a de plus scientifique, répondit Grelot, scandalisé. De nos jours, elle sauve autant de vies que la médecine ou la physique. L’étude des comportements…
— Bon ça va, j’en n’ai rien à faire de vos histoires. Vous avez une arme, c’est ça ? Ou un moyen de les anéantir ?
— Pas du tout. »

Robert fixa Grelot avec incrédulité.

« En somme, vous nous avez raconté des bobards ? Juste pour qu’on vous ouvre la porte ? Ce n’est pas très malin, parce que moi, j’ai un fusil, et foutu pour foutu, je m’en servirais bien contre votre petite gueule de con ! »

Robert pointa son arme sur le visage du sociologue qui recula jusqu’au mur du fond.

« Vous vous méprenez, Monsieur, je ne vous ai pas menti. Je pense vraiment avoir une solution, laissez-moi vous expliquer. »

La peur que Robert lisait sur le visage de Grelot le troubla et il décida de lui laisser une chance.

« Allez-y, mais dépêchez-vous, car il ne nous reste plus beaucoup de temps. »

C’est alors que les premiers zombies arrivèrent au pied de la cabane. Ils se mirent à frapper la porte avec violence. Janet poussa de nouveau un cri, plus fort celui-ci, et des larmes coulèrent sur ses joues. Elle tremblait comme une feuille. Grelot blanchit et la sueur perla sur son front. Robert lui-même n’était pas très fier, mais il se dit qu’avec un peu de chance, les zombies se contenteraient dans un premier temps de s’acharner sur la porte, sans avoir l’idée de s’attaquer aux fenêtres. Il avait déjà pu constater les jours précédents qu’il n’avaient pas plus d’intelligence qu’un poulet de basse-cour. Il pressa Grelot :

« Allez, allez, expliquez-vous, bon Dieu ! C’est quoi votre idée ?
— Eh bien, voyez-vous, je pense que les zombies ne sont pas forcément hostiles.
— Ah, elle est bien bonne celle-là, dit Robert, ahuri. Et ceux qui sont dehors, ils veulent juste faire la fête avec nous, c’est ça ?
— Pourquoi pas ? Est-ce que vous vous êtes déjà demandé ce qui les motive ? Depuis des temps immémoriaux, l’homme lutte contre des monstres en tout genre, mais jamais, jamais il n’y a eu de communication établie avec eux ! Ce n’est toujours que violence, guerre et lutte à mort, mais quelqu’un s’est-il jamais demandé ce qu’ils voulaient vraiment ?
— Au hasard… tous nous bouffer ?
— Voilà, voilà une attitude typique de mâle engoncé dans ses certitudes belliqueuses qui ne voit pas plus loin que le bout de son fusil ! Mais enfin, réfléchissez ! Vous ne voyez pas la lueur de désespoir dans leur regard ? C’est bien la preuve qu’ils éprouvent des émotions !
— Au hasard… ils ont faim ?
— Mais non ! Ces gens censés être morts sont ramenés à la vie, ce doit bien être pour une raison précise, ils veulent forcément quelque chose…
— Au hasard… de la viande fraîche ?
— Tsssss, vos sarcasmes me désespèrent ! »

Les coups et les grognements proférés par les zombies au dehors redoublèrent de volume. Janet avait enfoui sa tête entre ses genoux et pleurait doucement. Robert, lui, était devenu rouge de colère.

« Ce qui est désespérant, professeur, c’est qu’il y a une horde de zombies qui cerne cette maison – par votre faute, au passage – qu’il ne me reste qu’une petite dizaine de cartouches, que nous n’avons pas d’autre issue et que dans quelques minutes, ils vont réussir à défoncer la porte – s’ils n’ont pas pensé à passer par les fenêtres – et nous dévorer comme des quartiers de bœuf ! Ca c’est désespérant, et vos élucubrations de sociologue déconnecté de la réalité tout autant !
— Je ne suis pas déconnecté de la réalité ! Au contraire, ma théorie s’appuie sur des observations concrètes.
— Et quelle est-elle, cette fameuse théorie ? »

Grelot hésita un instant, jaugeant son interlocuteur du regard comme s’il cherchait à évaluer le degré de confiance qu’il pouvait lui accorder. Puis il se décida.

« Je pense que les zombies communiquent… par le langage des signes.
— Ben voyons ! ricana Robert.
— Vous trouvez peut-être ça drôle, mais je suis sûr de mon coup. Bien sûr, ils ne parlent pas le même langage que les sourds et malentendants – que j’ai beaucoup étudié dans le cadre de mes recherches. Mais il y a des schémas qui me sont familiers, sans doute un mélange de langage atavique et d’emprunts à diverses formes de communication visuelle, sorte de réminiscence de leurs vies antérieures. Si vous me laissez les observer pendant cinq minutes, je pense pouvoir déchiffrer une partie de leurs signes.
— Mais leurs gestes ne sont que des réflexes désordonnées, des mouvements saccadés sans aucune signification ! Ils n’arrivent même pas à se coordonner pour marcher correctement !
— Je ne le pense pas. Je n’irais pas jusqu’à dire que tout est étudié dans leur gestuelle, sans doute brouillée par la rigidité de leurs membres, mais…
— Et quand bien même ce serait vrai, en quoi ça pourrait nous servir ? »

Les bruits cessèrent un instant, comme si les zombies faisaient une pause cigarette. Les deux hommes s’arrêtèrent également, surpris par ce silence. Ils attendirent jusqu’à ce que les cris et les craquements reprennent. Ils continuèrent alors leur conversation.

« Je crois, dit Grelot, que si j’arrive à les comprendre, je pourrai leur parler à mon tour. Et les apaiser. »

Robert l’observa quelques instants.

« Vous y croyez vraiment, n’est-ce pas ?
— Oui.
— Et comment comptez-vous vous y prendre ? Et d’abord, si vous les avez déjà observés, pourquoi n’êtes-vous pas encore parvenu à déchiffrer leur soi-disant langage ?
— Il me manquait certains documents de référence. Je ne connais pas tout par cœur, voyez-vous… »

Il sortit de sa chemise une liasse de feuilles écornées sur lesquelles Robert aperçut du texte et des dessins représentant des mains.

« Mais avec ça, continua Grelot, et même si ça ne correspond pas tout à fait, je peux y arriver. Il faudrait que je puisse les observer pendant quelques instants sans qu’ils me remarquent.
— Et vous comptez sur moi pour faire diversion, c’est ça ?
— Vous avez compris. Si vous les attirez vers la fenêtre de gauche en détachant une des planches qui l’obstruent, je pourrai moi aussi détacher une planche de la fenêtre de droite, ils ne sont pas assez intelligents pour se séparer en deux groupes.
— En gros c’est quitte ou double, c’est ça ? Parce qu’une fois qu’ils auront compris pour la fenêtre, je ne vous donne pas cinq minutes avant qu’ils n’envahissent la pièce !
— C’est ça, c’est quitte ou double. »

Robert secoua la tête puis murmura : « Au point où on en est… ». Il se posta devant la fenêtre de gauche, donna deux coups de crosse sur la barricade de bois, libéra une petite ouverture et attendit. Le silence se fit de nouveau. Il y eut un frottement sur la façade de la cabane. Puis une face dégénérée pointa le bout de son nez à travers l’orifice. Robert lui asséna un coup de crosse, la créature émit un grognement surpris, et le vacarme repris de plus belle. Les zombies excités se massèrent devant la fenêtre de gauche. Des doigts en décomposition cherchèrent à agrandir l’ouverture. Janet se fit encore plus petite. Grelot tira précautionneusement une planche clouée sur la fenêtre de droite, prit ses feuillets, sortit un stylo de sa poche et commença à prendre des notes.

Robert attendit quelques instants que les zombies prennent confiance, pointa son fusil à travers le trou et tira. La déflagration recouvrit le hurlement de Janet qui entra dans une crise d’hystérie. Le visage de Robert fut couvert d’un sang brunâtre et un morceau de cervelle atterrit à l’intérieur de la cabane. Dehors, les zombies reculèrent précipitamment, baissèrent le ton le temps de comprendre ce qu’il venait de se passer, puis repartirent de plus belle à l’assaut de la fenêtre. L’impact de leur masse commune sur le mur fit craquer le bois, et des fêlures apparurent autour du chambranle de la porte.

« Grelot, vous en êtes où ? Je ne vais pas les tenir longtemps en respect !
— Euh… ça avance, ça avance… »

Le professeur avait l’air soucieux, il tournait et retournait les pages de ses notes avec frénésie tout en jetant des coups d’œil à l’extérieur.

Il se passa quelques minutes pendant lesquelles Robert tira plusieurs coups de fusil. A chaque fois, la foule de morts-vivants reculait un peu avant de percuter de nouveau la maisonnette. Celle-ci tremblait de plus en plus, et le trou de la fenêtre s’agrandissait au fur et à mesure. Les zombies pouvaient maintenant y passer les bras, que Robert arrachait d’un coup de crosse. Les membres pourris s’entassaient sous la fenêtre.

Robert tira sa dernière cartouche.

« Grelot, j’espère que vous avez fini, car je suis à court de munitions. C’est maintenant ou jamais ! »

Grelot ne répondit rien. Il avait arrêté de griffonner. Il regardait ses notes avec perplexité.

« Grelot ? Grelot, putain, bougez-vous le cul ! Ils vont tout défoncer ! »

Effectivement, les fissures du mur commençaient à laisser passer la lumière du jour. Les chocs successifs des zombies contre la cabane venaient peu à peu à bout de sa solidité.

Alors Grelot se leva, s’épousseta et regarda Robert d’un air absent, lointain. Il tenait une unique feuille entre ses mains.

« Alors, Grelot, qu’est-ce qu’ils disent ?
— Eh bien…
— Quoi, votre théorie était fausse, c’est ça ? J’en étais sûr…
— Non, pas du tout, j’avais entièrement raison. C’est juste que… je ne comprends pas.
— Eh bien quoi, accouchez !
— Je ne comprends pas, vraiment… »

Grelot lâcha la feuille qui retomba doucement au sol, sous le regard éberlué de Robert. Celui-ci la ramassa et la lut à voix haute :

« ARGH, RAH, ON VA TOUS VOUS BOUFFER, BEUHRRR, ON A FAIM, GRRRRR, ON VEUT DE LA VIANDE FRAICHE, AAAARRRGGGHH ».

Robert fixa Grelot, stupéfié. Ce dernier fixa ses pieds, atterré. Janet fixa la fenêtre, effrayée. Le mur vola en éclats.

 

Voilà, je vous avais prévenu ! Bon, le rêve maintenant...

J'étais à Gourdon, dans le Lot, dans l'ancienne maison de ma grand-mère. Il y a eu une sorte de virus ou je ne sais quoi, qui fait que tout le monde dehors se transformait en vampire. Même les morts enterrés depuis longtemps dans le jardin (mais pourquoi y avait-il des morts enterrés dans le jardin ???) se réveillaient en vampires. On était donc barricadés avec mes parents dans la maison. Ca a duré toute la nuit,  et je peux vous assurer que c'était assez flippant !
 
A un moment, je crois que presque tout le monde a été guéri instantanément, mais du coup on se retrouvait avec des centaines de personnes vivantes qui étaient théoriquement mortes depuis des siècles ! (ça me rappelle un peu le film Les Revenants, de Robin Campillo)

Ensuite, ils sont redevenus vampires (je n'ai pas compris pourquoi). Et là j'ai dû balancer par la fenêtre une personne qui était enfermée avec nous, parce qu'elle avait été contaminée (ouais c'est moche, je sais). Finalement tous les vampires se sont concentrés en un seul gros monstre qui ressemblait à une énorme chenille violette, qui commença à entrer dans la maison.
 
Là, comme j'ai vu que je ne m'en sortirais pas, je me suis réveillé. 4h30. Mince, va falloir se rendormir, mais c'était assez flippant parce que je ne voulais pas retourner dans ce rêve !
 
Mais j'y suis retourné quand même. Heureusement, ça s'est arrangé : les vampires étaient entre temps devenus des zombies, mais des zombies gentils, qui apprenaient à communiquer via le langage des signes. Rendez-vous compte, j'avais résolu une énigme qui hante les films d'horreur depuis le début : comment les zombies communiquent-ils ? Il fallait absolument que j'immortalise cette découverte qui, j'en suis sûr, sauvera un jour le monde.

Commentaires

Ahahah excellent ! Vive la sociologie et la sémiologie cognitive alors !!

Bon, je vois que je ne suis pas le seul à faire des rêves bizarres ! ;=P
Réveillé à 4:50 ce matin ...heureusement je n'ai pas besoin de beaucoup d'heures de sommeil !

"Dormir c'est mourir" ;=P ne l'oublions pas !

Ecrit par : Ultimo | 01.05.2008

Ah non, dormir c'est le meilleur moment de la journée ! Et puis ça permet de faire des rêves rigolos, ça vaut le coup quand même !

Ecrit par : Jérôme | 01.05.2008

Mwuahah ! Je le savais ! Jérôme écrit ! C'est pas possible TOUT LE MONDE écrit ! C'est la FIN DU MONDE !!! Tremblez !!!!

Hum hum... je lirai ça plus tard. Mais je pensais qu'il serait cool (en plus de le poster sur le blog s'il n'est pas trop long) de proposer tes textes à télécharger en pdf, c'est plus pratique pour lire.

Ecrit par : Epikt | 02.05.2008

Eh oui, j'écris, c'est triste, hein ? :)

Sinon bonne idée, le coup du pdf. Voilà c'est fait. Merci !

Ecrit par : Jérôme | 02.05.2008

Ah ah ah ! C'est une allusion aux émeutes de banlieue, c'est ça ? Même stupide brutalité, même ineptie des sociologues...

Ecrit par : Transhumain | 03.05.2008

Euh... je vais sans doute te décevoir, mais faut pas chercher plus loin que ce qu'est ce texte : juste une blague (pas forcément drôle, je te l'accorde) issue d'un rêve :)
Maintenant libre à toi d'interpréter, ce serait un honneur !

Ecrit par : Jérôme | 04.05.2008

Ah, Transhu, j'aime quand ton Finkielkrautisme de métacombat ressort comme ça!!!
Pour ceux qui ne connaissent pas ce à quoi il est fait allusion:
http://www.dailymotion.com/video/x2cx31_ripostes-emeutes-en-banlieue-13_politics
(à partir de 7min01, quand Finki commence à parler)

Ecrit par : Bruno | 05.05.2008

Ah ah ! Merci Bruno, j'adore ce passage de Finki !

Ecrit par : Transhumain | 05.05.2008

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